F. McDougall,
Maire.
La musique du 65ème, qui est allée au devant du bataillon, est là et jette au vent ses joyeux accords.
Mais le morceau ne peut finir, on se reconnaît, on s'appelle, on se serre la main, on demande des nouvelles de là-bas. Les musiciens montent dans le train et on se prépare à continuer la route.
C'est la dernière grande étape; le sifflet de la locomotive se fait entendre.
Trois hourrahs, suivis de trois et six autres, acclamèrent encore nos braves jeunes gens.
Enfin, ils vont arriver; ils vont revoir les parental, la bonne mère, les soeurs, les frères, les amis qui les attendent.
A SAINT-MARTIN.
A peine le train entre-t-il en gare que plusieurs citoyens, de Montréal, parmi lesquels nous avons remarqué M, Arthur Dansereau, l'honorable E. Thibaudeau, M. C. A. Corneiller, l'échevin Mount et autres, montent dans le train et viennent serrer la main aux officiers et aux amis du bataillon.
L'honorable E. Thibaudeau et M. A. Dansereau présentent au colonel Ouimet un magnifique bouquet de rosés et de lys.
Le maire de Saint-Martin s'avance à son tour et lit cette adresse au colonel: