Distance en verstes
au chef-lieu
de la commune
HommesFemmes
Village parois. de Savinoborskoïé5376
Derevnia Mitrofanovskaïa633155
— Ovinino501724
Evtyghinskaïa401212
Taïninskaïa 25 30 36
Rémino 15 11 10
Pyrédinskaïa 7 59 78
Kouzdibomskaïa 20 35 49
Doutovo 30 28 20
Lemty 40 24 40
Lemty-boj 47 37 38
Colonie Viatskii 35 1 1
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338 439

Tous ces villages et hameaux sont situés sur les bords de la Petchora.

Liste des localités dans le volost d'Oust-Chtchougor.

Hommes.Femmes.
Village paroissial d'Oust-Chtchougor6765
Derevnia Lébiajskaïa45
— Voukhtylskaïa510
— Podtcherskaïa128136
— Boïarskii Iag2016
— Oust-Soplias1222
— Oust-Voïa1217
— Bérézovka2029
— Pozorika6080
— Boris Dikost3334
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Population actuelle361475

Toutes ces localités sont situées sur les bords de la Petchora.

Les villages avec une église portent en russe le nom de siélo et les autres celui de derevnia.

Les Zyrianes, du moins tous ceux que nous avons rencontrés, soumis depuis des siècles à l'influence slave, sont presque complètement russifiés. Sous ce rapport ils peuvent se comparer à leurs voisins les Caréliens, néanmoins chez eux le sentiment de leur individualité ethnique reste vivant. Quand vous les interrogez sur leur nationalité, ils vous répondent toujours avec un sentiment d'orgueil qu'ils sont Zyrianes.

Ces indigènes sont très proches parents des Permiaks, et ne forment en réalité avec eux qu'une seule et même population. La division des Finnois établis dans les hauts bassins de la Kama et de la Petchora, en deux races distinctes, les Zyrianes et les Permiaks, est absolument arbitraire. Les deux populations parlent une langue presque semblable, présentent les mêmes caractères physiques, enfin, dans leur idiome, se donnent le même nom. En langue indigène Zyrianes et Permiaks s'appellent Komy mort (peuple de la Kama), preuve évidente que les premiers ont habité jadis la vallée de la Kama à côté des seconds et ont ensuite émigré vers le nord. D'après Sjögren, le nom de Zyrianes dériverait du vocable finnois syrjä, signifiant limite ou frontière: ce serait donc la tribu établie aux confins de la région, étymologie que confirme la topographie.

Les Zyrianes les plus caractérisés que nous ayons rencontrés sont les habitants d'Oust-Pojeg. L'usage de la langue russe leur est encore peu familier, aux femmes surtout.

A l'inverse de ce que l'on observe généralement, seuls les hommes ont conservé en partie le costume national. L'été, tous sont vêtus d'un pantalon et d'une blouse-chemise en toile blanche. L'hiver, ils endossent un long et épais kaftan blanc et par-dessus un louzane, lorsqu'ils vont à la chasse. Ce dernier vêtement, spécial aux Zyrianes, est un plastron double tombant par devant et par derrière jusqu'à la ceinture, autour de laquelle il est fixé par des courroies, et qui laisse les bras complètement libres. Figurez-vous une très longue bavette carrée descendant jusqu'au ventre. Le louzane est en laine grossière, décorée de raies noires et blanches; dans le dos est appliquée une courroie servant à porter la hache du chasseur. A Oust-Chtchougor des gamins d'une quinzaine d'années étaient vêtus de blouses en toile blanche munies d'un capuchon pour les préserver des moustiques, semblables à l'anourak des Eskimos.