Quand un journal est mal rédigé, mal imprimé, pas même bon pour certain usage, car le papier se déchire, c’est un canard (Argot du peuple et des journalistes).
CANARD: Terme de mépris employé dans les ateliers vis-à-vis d’un mauvais camarade.
—Bec salé, c’est un sale canard (Argot du peuple). N.
CANARD: Nouvelle fausse ou exagérée.
Ce système est employé par certains journaux aux abois.
On pourrait en citer cinquante exemples depuis les écrevisses mises par un mauvais plaisant dans un bénitier de l’église Notre-Dame-de-Lorette et qui retournèrent à la Seine en descendant par les ruisseaux de la rue Drouot; jusqu’au fameux canard belge.
Un huissier à l’aide d’une ficelle pêcha vingt canards qui s’enfilèrent successivement, comme Trufaldin dans les Folies Espagnoles de Pignault Lebrun, il fut enlevé dans les airs, mais la ficelle se cassa et il tomba dans un étang où il se noya.
Ce canard fit le tour du monde arrangé ou plutôt dérangé par chacun, il y a à peine quelques années qu’il était reproduit par un journal, mais la fin était moins tragique, l’huissier était sauvé par un membre de la Société des Sauveteurs à qui on décernait une médaille de 1re classe.
Pour sauver un huissier on aurait dû lui fourrer dix ans de prison (Argot du peuple).
CANARDER SANS FAFFS: Braconner sans port d’armes (Argot des voleurs).