COUP DU LAPIN: Achever un adversaire, lui donner le coup suprême.
Le bourreau donne le coup du lapin au condamné à mort (Argot des voleurs).
COUP DU MALADE: Le voleur va chez un bijoutier choisir des bijoux; il demande qu’on lui porte sa commande à son appartement; il s’en va, et, aussitôt rentré, il se couche en attendant le commis et simule un mal subit.
Quand le commis arrive il trouve l’acheteur entouré de fioles et de pommades, gémissant, il paraît souffrir mille douleurs.
Il renvoie le commis chercher un autre objet, qu’il dit avoir commandé la veille; le commis part sans défiance en laissant les bijoux sur la cheminée; aussitôt le malade se lève et se sauve au plus vite. Quand le commis revient, visage de bois (Argot des voleurs).
COUP DE MARTEAU: Fou par instant (Argot du peuple). V. Mailloché.
COUP DU MOINEAU: Un pégriot a un pierrot apprivoisé; il avise une boutique et lâche son oiseau; celui-ci se sauve derrière les sacs; il entre, pleure, se désole:
—Mon pierrot, mon pierrot.
Les garçons, le patron, la patronne, tout le monde est après le pierrot. Le pégriot profite de cette chasse improvisée pour fouiller dans le comptoir et prendre une poignée de monnaie.
Le pierrot est pris, le gamin se sauve en remerciant, le tour est joué (Argot des voleurs). N.