Le voleur se nomme arcasien parce qu’il procède au moyen d’une lettre (arcat) écrite d’une prison quelconque à l’individu qu’il s’agit d’escroquer.
L’arcat indique généralement un trésor caché à l’étranger. Des naïfs mordent toujours dans l’espoir d’un gros gain (Argot des voleurs).
ARCO: Avare (Argot des voleurs). V. Grippe-sous.
ARÇONNIER: Celui qui donne le signal de l’alarme convenu entre les voleurs.
Au temps de Vidocq, le C figuré à l’aide du pouce sur la joue droite signifiait: prenez-garde voilà la rousse (Argot des voleurs).
ARDENTS: Les yeux (Argot des voleurs).
ARDOISE (boire à l’): Il existait autrefois un marchand de vin à la barrière Montparnasse; le patron ne sachant ni lire ni écrire, les clients marquaient eux-mêmes leurs dépenses sur une ardoise à l’aide d’un morceau de craie.
Un jour le brave homme s’aperçut que les consommateurs s’entendaient, et que le dernier qui marquait effaçait avec sa manche, comme par mégarde, les comptes précédents.
Il coupa le crédit, mais l’expression de boire à l’ardoise est restée (Argot du peuple). V. Marquer à la fourchette. N.
ARLEQUINS: Détritus de toutes sortes de mets que les cuisiniers des restaurants vendent à des marchandes des Halles.