La déclinaison de l’aiguille est de tant de degrés: on s’est élevé au nord.
Le sable des sabliers passe mal: on aura de la pluie.
On a remarqué des procellaria dans le sillage du vaisseau: on essuiera un grain.
Des poissons volants se sont montrés au sud: le temps va se calmer.
Une éclaircie s’est formée à l’ouest dans les nuages: c’est le pied du vent; demain, le vent soufflera de ce côté.
L’eau a changé de couleur; on a vu flotter du bois et des goëmons; on a aperçu des mouettes et des canards; un petit oiseau est venu se percher sur les vergues: il faut mettre le cap dehors, car on approche de terre, et il n’est pas bon de l’accoster la nuit.
Dans l’épinette, il y a un coq favori et pour ainsi dire sacré, qui survit à tous les autres; il est fameux pour avoir chanté pendant un combat, comme dans la cour d’une ferme au milieu de ses poules.
Sous les ponts habite un chat; peau verdâtre zébrée, queue pelée, moustache de crin, ferme sur ses pattes, opposant le contrepoids au tangage et le balancier au roulis; il a fait deux fois le tour du monde et s’est sauvé d’un naufrage sur un tonneau. Les mousses donnent au coq du biscuit trempé dans du vin, et Matou a le privilège de dormir, quand il lui plaît, dans le vitchoura du second capitaine.
Le vieux matelot ressemble au vieux laboureur. Leurs moissons sont différentes, il est vrai: le matelot a mené une vie errante, le laboureur n’a jamais quitté son champ; mais ils connaissent également les étoiles et prédisent l’avenir en creusant leurs sillons. À l’un, l’alouette, le rouge-gorge, le rossignol; à l’autre, la procellaria, le courlis, l’alcyon, – leurs prophètes. Ils se retirent le soir, celui-ci dans sa cabine, celui-là dans sa chaumière; frêles demeures, où l’ouragan qui les ébranle n’agite point des consciences tranquilles.
If the wind tempestuous is blowing,