[44] Le caractère chinois, ou plutôt chaldéen antique, kiang, qui signifie sacrifier, offrir, s'écrit indifféremment avec le symbole fils, ou le symbole agneau, symbole auquel on ajoute celui du comble ou du ciel, c'est-à-dire Dieu, et celui de la bouche qui offre ou présente à Dieu. M. de Paravey a déjà comparé cet hiéroglyphe remarquable à l'hébreu Corban, dans son Essai sur l'origine des lettres.

[45] Voir la fin de ce mémoire.—Ces caractères ont été gravée tout exprès pour les Annales.

[46] Déjà M. de Humboldt, dans ses vues des Cordillières, a observé, même sans avoir vu les beaux bas-reliefs de Palenqué (ou se reconnaissent des visages de types arabe et juif), que les monumens américains offrent souvent des figures au nez aquilin et très-marqué, et qui ne peuvent appartenir qu'à la race blanche et caucasique.

[47] Ainsi, dans les vocabulaires de M. d'Urville, on voit que namou, nom arabe de la moustique, et mata, tuer, se retrouvent sous les formes namoc et autres, à Madagascar, dans la Nouvelle Zélande et à Tongatabou.

[48] Voyez les noms de Paragoa ou Palawan, une des îles Philippines; de Paraguay, fleuve célèbre; du Pérou; de Puracé, volcan de la Colombie; de Perote et Porote, dans le Mexique; de Para, affluent de l'Amazone; de Purus, autre affluent; de Peruaçu, de Paracatu, de Parana, embouchure de l'Amazone; de Paramaribo, en Guyane; de l'isthme de Panama pour Parama, et une foule d'autres.

[49] Ici M. de Paravey observe que la clef chinoise, ou la base des nombreux caractères qui expriment les richesses, les monnaies, vendre, acheter, commercer, est celle des Cauries (en chinois pey), petites coquilles qui se pêchent dans les îles Maldives peuplées par les Arabes, qui sont usitées dans l'Inde et à Siam encore, aussi-bien qu'en Afrique, et qui seules démontrent l'influence arabe, même dans la Chine antique.

[50] Voir cette figure dans la planche qui forme le frontispice de ce Mémoire.

[51]C'est à la munificence éclairée de lord Kingsborough, que l'Europe doit la publication de l'excellente grammaire chinoise du P. de Prémare, base de celle de M. Rémusat.