Note 303:[ (retour) ] Brantôme, Premier livre des Dames.
Mais le messager de joie ne devait pas venir. François Ier était mort. On le cachait à Marguerite: un mot d'une folle le lui apprit. Elle tomba à genoux; elle accepta le sacrifice..., mais elle devait en mourir.
Dès lors plus de joyeux devis: l'Heptaméron demeure inachevé. Marguerite ne sait plus que faire sangloter sa douleur dans ce rythme poétique qu'elle a si souvent employé autrefois. Partout ici-bas elle voit tristesses, douleurs. Son mari qui sentira après sa mort combien elle lui était chère et de bon conseil, son mari ne la rend pas heureuse. Sa fille, élevée hors de sa garde, n'a pour elle que de l'indifférence. Elle est seule.
Je n'ay plus ny Pere, ny Mere,
Ny Seur, ny Frere,
Sinon Dieu seul auquel j'espere[304].
Note 304:[ (retour) ] Chansons spirituelles. (Les Marguerites, etc., éd. citée.)
De la terre, elle n'a plus que des souvenirs. Amère consolation, comme Ta si bien dit le poète dont Marguerite répète le gémissement:
Douleur n'y a qu'au temps de la misère
Se recorder de l'heureux et prospere,