— Mais alors ? fit-il.

Elle haussa légèrement les épaules.

— C’est une idée que j’ai eue comme cela… Vous savez qu’il a toujours été très correct avec moi, et il semblait me rechercher quand nous nous rencontrions chez Nathalie. Alors, j’ai pensé que, pour une petite chose comme celle-là, il m’accorderait sans doute ce qu’il vous refuserait. Enfin peut-être aussi cela vous ennuie-t-il d’avoir quelque chose à lui demander ?

— Non, non, cria Savinski, il ne peut en être question. C’est une affaire entre lui et moi. Je lui en veux surtout de m’empêcher de vous voir cet après-midi. Cela, je ne le lui pardonnerai pas.

Comme il quittait Lydia, il lui dit :

— Savez-vous que je n’ai pu dormir… Oui, j’ai cherché à comprendre le sens de ce que vous m’avez dit hier en partant. Je n’y ai pas réussi.

Lydia le regarda malicieusement.

— Vous voyez qu’une petite fille en sait plus que vous. Je vous expliquerai cela demain, si toutefois cela vous intéresse encore.


Pendant l’après-midi, Savinski n’arriva pas à voir Séméonof. Il perdit son temps à courir des Affaires étrangères à Smolny. Finalement il lui laissa un billet assez sèchement tourné à son domicile.