Comme expérimentateur, j'évite donc les systèmes philosophiques, mais je ne saurais pour cela repousser cet esprit philosophique qui, sans être nulle part, est partout, et qui, sans appartenir à aucun système, doit régner non-seulement sur toutes les sciences, mais sur toutes les connaissances humaines. C'est ce qui fait que, tout en fuyant les systèmes philosophiques, j'aime beaucoup les philosophes et je me plais infiniment dans leur commerce. En effet, au point de vue scientifique, la philosophie représente l'aspiration éternelle de la raison humaine vers la connaissance de l'inconnu. Dès lors les philosophes se tiennent toujours dans les questions en controverse et dans les régions élevées, limites supérieures des sciences. Par là ils communiquent à la pensée scientifique un mouvement qui la vivifie et l'ennoblit; ils fortifient l'esprit en le développant par une gymnastique intellectuelle générale en même temps qu'ils le reportent sans cesse vers la solution inépuisable des grands problèmes; ils entretiennent ainsi une sorte de soif de l'inconnu et le feu sacré de la recherche qui ne doivent jamais s'éteindre chez un savant.

En effet, le désir ardent de la connaissance est l'unique mobile qui attire et soutient l'investigateur dans ses efforts; et c'est précisément cette connaissance qu'il saisit réellement et qui fuit cependant toujours devant lui, qui devient à la fois son seul tourment et son seul bonheur. Celui qui ne connaît pas les tourments de l'inconnu doit ignorer les joies de la découverte qui sont certainement les plus vives que l'esprit de l'homme puisse jamais ressentir. Mais par un caprice de notre nature, cette joie de la découverte tant cherchée et tant espérée s'évanouit dès qu'elle est trouvée. Ce n'est qu'un éclair dont la lueur nous a découvert d'autres horizons vers lesquels notre curiosité inassouvie se porte encore avec plus d'ardeur. C'est ce qui fait que dans la science même le connu perd son attrait, tandis que l'inconnu est toujours plein de charmes. C'est pour cela que les esprits qui s'élèvent et deviennent vraiment grands, sont ceux qui ne sont jamais satisfaits d'eux-mêmes dans leurs oeuvres accomplies, mais qui tendent toujours à mieux dans des oeuvres nouvelles. Le sentiment dont je parle en ce moment est bien connu des savants et des philosophes. C'est ce sentiment qui a fait dire à Priestley[74] qu'une découverte que nous faisons nous en montre beaucoup d'autres à faire; c'est ce sentiment qu'exprime Pascal[75], sous une forme paradoxale peut-être quand il dit: «Nous ne cherchons jamais les choses, mais la recherche des choses.» Pourtant c'est bien la vérité elle-même qui nous intéresse, et si nous la cherchons toujours, c'est parce que ce que nous en avons trouvé jusqu'à présent ne peut nous satisfaire. Sans cela nous ferions dans nos recherches ce travail inutile et sans fin que nous représente la fable de Sisyphe qui roule toujours son rocher qui retombe sans cesse au point de départ. Cette comparaison n'est point exacte scientifiquement; le savant monte toujours en cherchant la vérité, et s'il ne la trouve jamais tout entière, il en découvre néanmoins des fragments très-importants, et ce sont précisément ces fragments de la vérité générale qui constituent la science.

Le savant ne cherche donc pas pour le plaisir de chercher, il cherche la vérité pour la posséder, et il la possède déjà dans des limites qu'expriment les sciences elles-mêmes dans leur état actuel. Mais le savant ne doit pas s'arrêter en chemin; il doit toujours s'élever plus haut et tendre à la perfection; il doit toujours chercher tant qu'il voit quelque chose à trouver. Sans cette excitation constante donnée par l'aiguillon de l'inconnu, sans cette soif scientifique sans cesse renaissante, il serait à craindre que le savant ne se systématisât dans ce qu'il a d'acquis ou de connu. Alors la science ne ferait plus de progrès et s'arrêterait par indifférence intellectuelle, comme quand les corps minéraux saturés tombent en indifférence chimique et se cristallisent. Il faut donc empêcher que l'esprit, trop absorbé par le connu d'une science spéciale, ne tende au repos ou ne se traîne terre à terre, en perdant de vue les questions qui lui restent à résoudre. La philosophie, en agitant sans cesse la masse inépuisable des questions non résolues, stimule et entretient ce mouvement salutaire dans les sciences. Car, dans le sens restreint où je considère ici la philosophie, l'indéterminé seul lui appartient, le déterminé retombant nécessairement dans le domaine scientifique. Je n'admets donc pas la philosophie qui voudrait assigner des bornes à la science, pas plus que la science qui prétendrait supprimer les vérités philosophiques qui sont actuellement hors de son propre domaine. La vraie science ne supprime rien, mais elle cherche toujours et regarde en face et sans se troubler les choses qu'elle ne comprend pas encore. Nier ces choses ne serait pas les supprimer; ce serait fermer les yeux et croire que la lumière n'existe pas. Ce serait l'illusion de l'autruche qui croit supprimer le danger en se cachant la tête dans le sable. Selon moi, le véritable esprit philosophique est celui dont les aspirations élevées fécondent les sciences en les entraînant à la recherche de vérités qui sont actuellement en dehors d'elles, mais qui ne doivent pas être supprimées par cela qu'elles s'éloignent et s'élèvent de plus en plus à mesure qu'elles sont abordées par des esprits philosophiques plus puissants et plus délicats. Maintenant, cette aspiration de l'esprit humain aura-t-elle une fin, trouvera-t-elle une limite? Je ne saurais le comprendre; mais en attendant, ainsi que je l'ai dit plus haut, le savant n'a rien de mieux à faire que de marcher sans cesse, parce qu'il avance toujours.

Un des plus grands obstacles qui se rencontrent dans cette marche générale et libre des connaissances humaines, est donc la tendance qui porte les diverses connaissances à s'individualiser dans des systèmes. Cela n'est point une conséquence des choses elles-mêmes, parce que dans la nature tout se tient et rien ne saurait être vu isolément et systématiquement, mais c'est un résultat de la tendance de notre esprit, à la fois faible et dominateur, qui nous porte à absorber les autres connaissances dans une systématisation personnelle. Une science qui s'arrêterait dans un système resterait stationnaire et s'isolerait, car la systématisation est un véritable enkystement scientifique, et toute partie enkystée dans un organisme cesse de participer à la vie générale de cet organisme. Les systèmes tendent donc à asservir l'esprit humain, et la seule utilité que l'on puisse, suivant moi, leur trouver, c'est de susciter des combats qui les détruisent en agitant et en excitant la vitalité de la science. En effet, il faut chercher à briser les entraves des systèmes philosophiques et scientifiques, comme on briserait les chaînes d'un esclavage intellectuel. La vérité, si on peut la trouver, est de tous les systèmes, et, pour la découvrir l'expérimentateur a besoin de se mouvoir librement de tous les côtés sans se sentir arrêté par les barrières d'un système quelconque. La philosophie et la science ne doivent donc point être systématiques: elles doivent être unies sans vouloir se dominer l'une l'autre. Leur séparation ne pourrait être que nuisible aux progrès des connaissances humaines. La philosophie, tendant sans cesse à s'élever, fait remonter la science vers la cause ou vers la source des choses. Elle lui montre qu'en dehors d'elle il y a des questions qui tourmentent l'humanité, et qu'elle n'a pas encore résolues. Cette union solide de la science et de la philosophie est utile aux deux, elle élève l'une et contient l'autre. Mais si le lien qui unit la philosophie à la science vient à se briser, la philosophie, privée de l'appui ou du contre- poids de la science, monte à perte de vue et s'égare dans les nuages, tandis que la science, restée sans direction et sans aspiration élevée, tombe, s'arrête ou vogue à l'aventure.

Mais si, au lieu de se contenter de cette union fraternelle, la philosophie voulait entrer dans le ménage de la science et la régenter dogmatiquement dans ses productions et dans ses méthodes de manifestation, alors l'accord ne pourrait plus exister. En effet, ce serait une illusion que de prétendre absorber les découvertes particulières d'une science au profit d'un système philosophique quelconque. Pour faire des observations, des expériences ou des découvertes scientifiques, les méthodes et procédés philosophiques sont trop vagues et restent impuissants; il n'y a pour cela que des méthodes et des procédés scientifiques souvent très-spéciaux qui ne peuvent être connus que des expérimentateurs, des savants ou des philosophes qui pratiquent une science déterminée. Les connaissances humaines sont tellement enchevêtrées et solidaires les unes des autres dans leur évolution, qu'il est impossible de croire qu'une influence individuelle puisse suffire à les faire avancer quand les éléments du progrès ne sont pas dans le sol scientifique lui-même. C'est pourquoi, tout en reconnaissant la supériorité des grands hommes, je pense néanmoins que dans l'influence particulière ou générale qu'ils ont sur les sciences, ils sont toujours et nécessairement plus ou moins fonction de leur temps. Il en est de même des philosophes, ils ne peuvent que suivre la marche de l'esprit humain, et ils ne contribuent à son avancement qu'en ouvrant plus largement pour tous la voie du progrès que beaucoup n'apercevraient peut-être pas. Mais ils sont en cela l'expression de leur temps. Il ne faudrait donc pas qu'un philosophe, arrivant dans un moment où les sciences prennent une direction féconde, vînt faire un système en harmonie avec cette marche de la science et s'écrier ensuite que tous les progrès scientifiques du temps sont dus à l'influence de son système. En un mot, si les savants sont utiles aux philosophes et les philosophes aux savants, le savant n'en reste pas moins libre et maître chez lui, et je pense, quant à moi, que les savants font leurs découvertes, leurs théories et leur science sans les philosophes. Si l'on rencontrait des incrédules à cet égard, il serait peut-être facile de leur prouver, comme dit J. de Maistre, que ceux qui ont fait le plus de découvertes dans la science sont ceux qui ont le moins connu Bacon[76], tandis que ceux qui l'ont lu et médité, ainsi que Bacon lui-même, n'y ont guère réussi. C'est qu'en effet ces procédés et ces méthodes scientifiques ne s'apprennent, que dans les laboratoires, quand l'expérimentateur est aux prises avec les problèmes de la nature; c'est là qu'il faut diriger d'abord les jeunes gens, l'érudition et la critique scientifique sont le partage de l'âge mur; elles ne peuvent porter des fruits que lorsqu'on a commencé à s'initier à la science dans son sanctuaire réel, c'est-à-dire dans le laboratoire. Pour l'expérimentateur, les procédés du raisonnement doivent varier à l'infini, suivant les diverses sciences et les cas plus ou moins difficiles et plus ou moins complexes auxquels il les applique. Les savants, et même les savants spéciaux en chaque science, peuvent seuls intervenir dans de pareilles questions, parce que l'esprit du naturaliste n'est pas celui du physiologiste, et que l'esprit du chimiste n'est pas non plus celui du physicien. Quand des philosophes, tels que Bacon ou d'autres plus modernes, ont voulu entrer dans une systématisation générale des préceptes, pour la recherche scientifique, ils ont pu paraître séduisants aux personnes qui ne voient les sciences que de loin; mais de pareils ouvrages ne sont d'aucune utilité aux savants faits, et pour ceux qui veulent se livrer à la culture des sciences, ils les égarent par une fausse simplicité des choses; de plus, ils les gênent en chargeant l'esprit d'une foule de préceptes vagues ou inapplicables, qu'il faut se hâter d'oublier si l'on veut entrer dans la science et devenir un véritable expérimentateur.

Je viens de dire que l'éducation du savant et de l'expérimentateur ne se fait que dans le laboratoire spécial de la science qu'il veut cultiver, et que les préceptes utiles sont seulement ceux qui ressortent des détails d'une pratique expérimentale dans une science déterminée. J'ai voulu donner dans cette introduction une idée aussi précise que possible de la science physiologique et de la médecine expérimentale. Cependant je serais bien loin d'avoir la prétention de croire que j'ai donné des règles et des préceptes qui devront être suivis d'une manière rigoureuse et absolue par un expérimentateur. J'ai voulu seulement examiner la nature des problèmes que l'on a à résoudre dans la science expérimentale des êtres vivants, afin que chacun puisse bien comprendre les questions scientifiques qui sont du domaine de la biologie et connaître les moyens que la science possède aujourd'hui pour les attaquer. J'ai cité des exemples d'investigation, mais je me serais bien gardé de donner des explications superflues ou de tracer une règle unique et absolue, parce que je pense que le rôle d'un maître doit se borner à montrer clairement à l'élève le but que la science se propose, et à lui indiquer tous les moyens qu'il peut avoir à sa disposition pour l'atteindre. Mais le maître doit ensuite laisser l'élève libre de se mouvoir à sa manière et suivant sa nature pour parvenir au but qu'il lui a montré, sauf à venir à son secours s'il voit qu'il s'égare. Je crois, en un mot, que la vraie méthode est celle qui contient l'esprit sans l'étouffer, et en le laissant autant que possible en face de lui- même, qui le dirige, tout en respectant son originalité créatrice et sa spontanéité scientifique qui sont les qualités les plus précieuses. Les sciences n'avancent que par les idées nouvelles et par la puissance créatrice ou originale de la pensée. Il faut donc prendre garde, dans l'éducation, que les connaissances qui doivent armer l'intelligence ne l'accablent par leur poids et que les règles qui sont destinées à soutenir les côtés faibles de l'esprit n'en atrophient ou n'en étouffent les côtés puissants et féconds. Je n'ai pas à entrer ici dans d'autres développements; j'ai dû me borner à prémunir les sciences biologiques et la médecine expérimentale contre les exagérations de l'érudition et contre l'envahissement et la domination des systèmes, parce que ces sciences, en s'y soumettant, verraient disparaître leur fécondité et perdraient l'indépendance et la liberté d'esprit qui seront toujours les conditions essentielles de tous les progrès de l'humanité.

FIN.

[1] Voy. Cours de pathologie expérimentale. - Médical Times, 1859-1860. - Leçon d'ouverture du cours de médecine du Collège de France sur la médecine expérimentale. - Gazette médicale. Paris, 15 avril 1864. - Revue des cours scientifiques. Paris, 31 décembre 1864. [2] Zimmermann, Traité sur l'expérience en médecine. Paris, 1774, t. I, p. 45. [3] W. Beaumont, Exper. and Obs. on the gastric Juice and the physiological Digestion. Boston, 1834. [4] Lallemand, Propositions de pathologie tendant à éclairer plusieurs points de physiologie. Thèse. Paris, 1818 ; 2e édition, 1824. [5] Laromiguière, Discours sur l'identité. oeuvres, t. I, p. 329. [6] Jenner, On the natural history of the Cuckoo (Philosophical Transactions, 1788, ch. XVI, p. 432). [7] Laplace, Système du monde, ch. II. [8] François Huber, Nouvelles observations sur les Abeilles, 2e édition augmentée par son fils, Pierre Huber. Genève, 1814. [9] Discours prononcé à la 6e séance publique et annuelle de la Société de secours des amis des sciences. [10] Goethe, OEuvres d'histoire naturelle, traduction de M. Martine. - Introduction, p. 1. [11] Leçons sur les propriétés et les altérations des liquides de l'organisme. Paris, 1859. 1re leçon. [12] Voy. Cours de médecine expérimentale ; leçon d'ouverture (Gazette méd., 15 avril 1864.) [13] Euler, Acta academiæ scientiarum imperialis Petropolitanæ, pro anno MDCCLXXX, pars posterior, p. 38, § 1. [14] Bacon, oeuvres, édition par Fr. Riaux, Introduction, p. 30. [15] J. de Maistre, Examen de la philosophie de Bacon. [16] De Rémusat, Bacon, sa vie, son temps et sa philosophie, 1857. [17] Descartes, Discours sur la méthode. [18] Lettre à J. C. Mertrud, p. 5. an VIII. [19] Claude Bernard, Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux. Leçon d'ouverture, 17 déc. 1856. Paris, 1858, t. I. - Cours de pathologie expérimentale, The medical Times, 1860. [20] Claude Bernard, Leçons sur les propriétés physiologiques et les altérations pathologiques des liquides de l'organisme. Paris, 1859, t. 1. Leçon d'ouverture, 9 décembre 1857. [21] Daniel Leclerq, Histoire de la médecine, p. 338. [22] Celsus, De medicinâ, in præfalione, edit. Elezevir de Vander Linden, p. 6 et 7. [23] Astruc, De morbis venereis, t. II, p. 748 et 749. [24] Rayer, Traité des maladies des reins, t. III, p. 213. Paris, 1841. [25] Dezeimeris, Dictionnaire historique, t.II, p. 444. - Daremberg, Exposition des connaissances de Galien sur l'anatomie pathologique et la pathologie du système nerveux. Thèse, 1841, p. 13 et 80. [26] Davaine, Traité des entozoaires. Paris, 1860. Synopsis, p. XXVII. [27] Le Gallois, OEuvres, Paris, 1824. Avant-propos, p. 30. [28] Voy. Leçons de physiologie expérimentale. Paris, 1856, tome II. Leçon d'ouverture, 2 mai 1855. [29] Claude Bernard, Mémoire sur le pancréas (Supplément aux comptes rendus de l'Académie des sciences, 1856, t. I). [30] Pinel, Nosographie philosophique, 1800. [31] Müller, De glandularum secernentium structura penitiori earumque prima formatione in homine atque animalibus. Leipzig, 1830. [32] Virchow, La pathologie cellulaire basée sur l'étude physiologique et pathologique des tissus, trad. par P. Picard. Paris, 1860. [33] Claude Bernard, Cours de pathologie expérimentale. (Medical Times, 1860.) [34] C. Duméril, Notice historique sur les découvertes faites dans les sciences d'observation par l'étude de l'organisme des grenouilles. 1840. [35] Voy. L. Ziegler, Ueber die Brunst und den Embryo der Rehe. Hannover, 1843. [36] Voy. Stannius, Beobachtungen über Verjungungsvorgange im thierischen Organismus. Rostoch und Schwerin, 1853. [37] Claude Bernard, Recherches sur l'opium et ses alcaloïdes (Comptes rendus de l'Académie des sciences, 1864). [38] Voyez la troisième partie de cette introduction. [39] Die Verdaungssäfte und der Stoffwechsel. Milau und Leipzig, 1852, S. 12. [40] Loc. cit., p. 397. [41] Voy. Regnault et Reiset, Recherches chimiques sur la respiration des animaux des diverses classes (Ann. de chimie et de physique, IIIe série, t. XXVI, p. 217). [42] Claude Bernard, Sur le changement de couleur du sang dans l'état de fonction et de repos des glandes. - Analyse du sang des muscles au repos et en contraction. Leçons sur les liquides de l'organisme. Paris, 1859. [43] Claude Bernard, Recherches expérimentales sur les fonctions du nerf spinal (Mémoires présentés par divers savants étrangers à l'Académie des sciences, t. X. 1851). [44] En 1771, un cours de physiologie expérimentale était professé par A. Portal au Collège de France ; les expériences furent recueillies par M. Collomb, qui les publia sous forme de lettres en 1771 ; elles ont reparu en 1808 avec quelques additions dans l'ouvrage de Portal, intitulé : Mémoires sur la nature et le traitement de plusieurs maladies, avec le précis d'expériences sur les animaux vivants. Paris, 1800-1825. [45] Claude Bernard, Mémoire sur le pancréas et sur le rôle du suc pancréatique dans les phénomènes digestifs. Paris, 1856. [46] Claude Bernard, Leçons sur les propriétés physiologiques et les altérations pathologiques des liquides de l'organisme. Paris, 1859, t. II. [47] Claude Bernard, Sur la quantité d'oxygène que contient le sang veineux des organes glandulaires (Compt. rend. de l'Acad. des sciences), t. XLVII, 6 septembre 1858). [48] Voy. Claude Bernard, Leçons sur les effets des substances toxiques. Paris, 1857 ; Du curare (Revue des Deux-Mondes, 1er septembre 1864). [49] Hope-Seyler, Handbuch der physiologisch and pathologisch chemischen Analyse. Berlin, 1865. [50] Claude Bernard, De l'emploi de l'oxyde de carbone pour la détermination de l'oxygène du sang (Compt. rend. de l'Acad. des sciences, séance du 6 septembre 1858, t. XLVII). [51] Claude Bernard, thèse pour le doctorat en médecine. Paris, 1843. [52] Claude Bernard, Sur le mécanisme de la formation du sucre dans le foie (Comptes rendus par l'Acad. des sciences. 24 septembre 1855). (Compt. rend. de l'Acad. des sciences, 23 mars 1857). [53] Claude Bernard, Recherches expérimentales sur le grand sympathique, etc. (Mémoires de la Société de biologie, t. V, 1833). - Sur les nerfs vasculaires et caloriques du grand sympathique (Comptes rendus de l'Acad. des sciences, 1852, t. XXXIV, 1862, t. LV.) [54] Pourfour du Petit, Mémoire dans lequel il est démontré que les nerfs intercostaux fournissent des rameaux qui portent des esprits dans les yeux (Histoire de l'Académie pour l'année 1727). [55] F. A. Longet, Recherches cliniques et expérimentales sur les fonctions des faisceaux de la moelle épinière et des racines des nerfs rachidiens, précédées d'un Examen historique et critique des expériences faites sur ces organes depuis sir Ch. Bell, et suivies d'autres recherches sur diverses parties du système nerveux (Archives générales de médecine, 1841, 3e série, t. X, p. 296, et XI, p. 129). [56] Comptes rendus de l'Académie des sciences, t.VIII, p. 787, 3 et 10 juin ; Comptes rendus de l'Académie des sciences, 4 juin ; Gazette des hôpitaux, 13 et 18 juin 1839. [57] Loc. cit. p. 21. [58] Claude Bernard, Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux, p. 32. [59] Voy. Longet, Traité de physiologie, 1860, t.II, p. 177. [60] Claude Bernard, Leçons sur les effets des substances toxiques et médicamenteuses, p. 428. [61] Vulpian, Comptes rendus et Mémoires de la Société de biologie, 1854, p. 133 ; 1856, p. 123 ; 1858, 2e série, t. V, Paris, 1859, p. 113 ; 1864. [62] Claude Bernard, Cours de pathologie expérimentale, Medical Times, 1800. [63] H. Sainte-Claire Deville, Leçons sur la dissociation prononcées devant la Société chimique. Paris, 1866. Sous-presse. [64] Tout ceci est applicable aux forces inventées récemment, forces de dissolution, de diffusion, force cristallogénique, à toutes les forces particulières attractives et répulsives qu'on fait intervenir pour expliquer les phénomènes de caléfaction, de surfusion, les phénomènes électriques, etc. [65] Sydenham, Médecine pratique. Préface p. 12. [66] Voy. Rapport des prix de médecine et de chirurgie pour 1864 (Compt. rendus de l'Acad. des sciences). [67] Voy Chevreul, Considérations sur l'histoire de la partie de la médecine qui concerne la prescription des remèdes (Journal des savants, 1865.) [68] Gall, Philosophische medicinische Untersuchungen über Kunst und Natur im gesunden und kranken Zustand der Menschen. Leipzig, 1800. [69] Béclard, Rapport général sur les prix décernés en 1862 (Mémoires de l'Académie de médecine). Paris 1863, tome XXVI, page xxiii). [70] Leçon d'ouverture du cours de médecine au Collège de France. Revue des cours scientifiques, 31 décembre 1864. [71] Hardy, Bulletin de l'Académie de médecine. Paris, 1863-64, t.XXIX, p. 546. [72] Claude Bernard, Leçons de physiologie expérimentale appliquée à la médecine, faites au Collége de France. Première leçon, Paris, 1857. - Cours de médecine du Collége de France. Première leçon, Paris, 1855. [73] Revue des cours scientifiques, 31 décembre 1864. [74] Priestley, Recherches sur les différentes espèces d'airs. Introduction, p. 15. [75] Pascal, Pensées morales détachées, art. IX- XXXIV. [76] J. de Maistre, Examen de la philosophie de Bacon, t. I, p. 81.