«8° D'avoir constamment refusé de prendre le commandement de l'armée révolutionnaire, ainsi que de consentir à être membre du Comité de ce nom. Le jour même que l'on fit cette infâme nomination, Marat et Bourdon (de l'Oise) me dénoncèrent à la Convention comme agent du roi, de Pitt et de Cobourg.»
En 1822, il adressa à la Chambre des députés un mémoire imprimé ou il renouvelait sa réclamation au sujet des pertes qu'il avait éprouvées à Saint-Domingue. Il y disait qu'à l'âge de quatre-vingts ans, avec sa femme plus que septuagénaire, il n'avait pour vivre que 50 francs par mois, «qui leur sont accordés à titre de secours comme colons réfugiés».
Fournier mourut à Paris le 27 juillet 1825, à l'âge de quatre-vingts ans. Il demeurait alors esplanade des Invalides, n° 28.
II
On a vu que Fournier l'Américain avait publié quelques opuscules. Voici la liste de ceux que nous avons pu retrouver:
1. Dénonciation aux États généraux des vexations, abus d'autorité et dénis de justice commis envers le sieur Claude Fournier, habitant de l'île Saint Domingue. S. 1., 1789, in-4.
2. Aux représentants de la Nation, dénonciation contre M. le maréchal de Castries, ancien ministre de la marine. Signé: FOURNIER. Impr. Caillot et Chevée, s.d. (12 août 1789), in-4 de 6 pages.
3. Crimes de La Fayette en France, seulement depuis la Révolution et depuis sa nomination au grade de général (par Fournier, en collaboration avec Dunouy, Héron et Garin). S.d. (juillet 1792), in-8 de 15 pages.
4. Fournier à Marat. Paris, 14 mars an II (1793), in-4 de 8 pages.
5. A Marat, journaliste. Paris, 14 mai an II (1793), in-4 de 7 pages.