—Oh!... comment est-ce? Et le bois, en haut? Et le petit pavillon? Les digitales... les bruyères...
Mon frère siffla.
—Fini. Coupé. Plus rien. Rasé. On voit la terre. On voit...
Il faucha l’air du tranchant de la main, et rit des épaules, en regardant le feu. Je respectai ce rire, et ne l’imitai pas. Mais le vieux sylphe, frémissant et lésé, ne pouvait plus se taire. Il profita du clair-obscur, du feu rougeoyant.
—Ce n’est pas tout, chuchota-t-il. Je suis allé aussi à la Cour du Pâté...
Nom naïf d’une chaude terrasse, au flanc du château ruiné, arceaux de rosiers maigris par l'âge, ombre, odeur de lierre fleuri versées par la tour sarrazine, battants revêches et rougeâtres de la grille qui ferme la Cour du Pâté, accourez...
—Et alors, vieux, et alors?
Mon frère se ramassa sur lui-même.
—Une minute, commanda-t-il. Commençons par le commencement. J’arrive au château. Il est toujours asile de vieillards, puisque Victor Gandrille l’a voulu. Bon. Je n’ai rien à objecter. J’entre dans le parc, par l’entrée du bas, celle qui est près de Mme Billette...
—Comment, Mme Billette? Mais elle doit être morte depuis quarante ans au moins!