167. Les dispositions de ce chapitre sont prises en vue d'une lutte énergique à l'intérieur de la ville; mais le Pouvoir et le chef militaire doivent toujours se réserver, pour un cas extrême, la possibilité, suivant les circonstances, d'adopter, soit le plan de défense dans le quartier militaire, soit une concentration en dehors de la capitale.

L'un ou l'autre de ces deux plans peut encore sauver, quoique pris éventuellement et après qu'un aura échoué dans celui dont il vient d'être question; car les mesures prescrites, en vue de ce dernier système de défense, ne sont nullement incompatibles avec celles que les autres partis exigent.

168. Ce moment sera une épreuve pour les autorités diverses; il n'est pas au-dessus des forces vitales des nations européennes; et il faut bien que le grand problème des sociétés modernes puisse être résolu dans sa plus désespérante difficulté.

Le soldat obéit toujours; il aime qu'on lui commande avec confiance et énergie des actes utiles au pays; le désordre lui est antipathique.

Toute armée fera son devoir; on n'hésitera pas sur le chef à lui donner et sur les mesures à prendre: chefs et mesures, également désignés d'avance par l'anarchie, dans ses efforts pour les rendre impossibles.

Les officiers savent jusqu'où s'élève l'importance de leur mission en de semblables circonstances; ils savent le sort qui les attendrait.

Les grades, les honneurs qu'ils ont obtenus sont le prix d'un dévouement absolu aux intérêts de la société; en les acceptant, ils ont contracté de sérieux et glorieux engagements.

Pendant une longue carrière, dont la presque totalité se passe souvent dans la tranquillité et les honneurs, il peut y avoir, pour chacun, quelques jours, quelques moments difficiles, où l'occasion glorieuse se présentera enfin de remplir cet engagement sacré pour tout homme de cœur.

Le sang de l'officier ne peut être plus utilement versé qu'en préservant le pays de longs et irréparables malheurs; qu'en sauvant, par quelques moments d'énergie, les intérêts les plus chers des familles; l'honneur est son élément.

Si les services rendus dans toutes les guerres contre l'étranger, la plupart également stériles et ruineuses, ont toujours été si justement honorés, de quelle considération les gouvernements et les peuples, aujourd'hui menacés dans leur existence, ne doivent-ils pas récompenser les défenseurs de la société en décadence.