APPLICATIONS.

Appliquons ces considérations générales à quatre cas particuliers.

170. La ville a 10,000 âmes de population; elle est entourée d'une enceinte.

Une place centrale et l'hôtel-de-ville séparent les deux parties égales de la cité, aux extrémités desquelles sont des casernes.

Un piquet de plusieurs compagnies de ligne et de garde nationale, renouvelé plusieurs fois dans les 24 heures, lance incessamment, de l'hôtel-de-ville, des patrouilles au-devant de celles envoyées par l'une et par l'autre caserne.

Les faubourgs veillent chez eux et fournissent les gardes des portes; ils interceptent aux émeutiers toute communication.

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171. Supposons une ville de 50,000 âmes de population, de 3 bataillons de ligne de garnison; la garde nationale compte trois bataillons; il existe un mur d'octroi avec barrières: la troupe et la milice citoyenne, quoique résolues, manquent de consistance, et le pays s'attend aux plus graves événements.

Les autorités réunies en permanence à la mairie ont, sous leur main, toute la garde nationale dans l'hôtel-de-ville et, en face, à l'autre extrémité d'une grande place, toute la garnison dans une caserne.

Pendant deux heures consécutives, deux patrouilles mixtes, composées chacune de 50 à 100 hommes de ligne et d'autant de gardes nationaux, opèrent simultanément de manière à dégager un quartier.