Elles arriveront par une rue latérale et s'arrêteront, en arrière du retour de rue le plus voisin, à l'abri des feux de la coupure.
Une compagnie prendra position dans les maisons du 1er carrefour; elle dirigera son feu, des étages élevés, contre la barricade et les bâtiments qui la protègent; au besoin, une section, sous l'appui de ce feu, occupera un bâtiment plus rapproché, d'où elle remplira mieux ce but.
Deux autres compagnies ou sections s'établiront de même, aux deux carrefours voisins, dans les rues latérales de droite et de gauche pour menacer par des feux, ou par une attaque, soit le long des maisons, soit dans la rue, les flancs ou les derrières du la coupure.
Il suffira, dès-lors, de marcher à celle-ci, avec quelques hommes, pour l'enlever.
223. Si l'on ne peut tourner ainsi la traverse, les deux sections d'une même compagnie, munies de pétards, de mantelets, de leviers ou de haches, s'en rapprocheront alternativement de 50 à 100 mètres; chaque section, sous la protection de celle restée en position dans un étage supérieur en arrière, avancera pour occuper chaque fois un bâtiment plus rapproché.
Après un ou deux mouvements pareils, on plongera de près sur la barricade et sur les fenêtres qui la flanquent: l'attaque sera facile; deux pelotons suffiront pour cette opération.
Les colonnes latérales détachent quelques hommes résolus vers celle du centre, et celle-ci vers les autres, par les jardins ou maisons, pour prendre ou plonger à dos les barricades.
224. Huit à dix coups de canon suffisent pour renverser une barricade.
Souvent on tire, contre une pareille position, 400 à 800 coups de fusil.
1/20 des insurgés qui la défendent sont frappés; ils ont 4 à 8 morts; 15 à 30 blessés.