32. L'émeute de Clermont-Ferrand, dans les journées des 9, 10 et 11 septembre 1841, donne lieu aux remarques suivantes:

Le 9, à 6 heures et demie du soir, une compagnie du 16e léger, chargée de protéger l'opération du recensement contre 200 factieux, reçoit prématurément l'ordre du faire feu; des gardes nationaux, mêlés aux groupes pour les calmer, sont atteints. La population exaspérée se prépare au combat, qui commence le lendemain matin.

Le 10, à midi, les 1,200 hommes du 16e léger et les dragons se concentrent et se barricadent autour de la préfecture, de la mairie, sur les places de la Poterne et d'Espagne. L'absence de postes aux barrières, de patrouiller dans et autour de la ville, permet l'entrée des paysans des environs; une barricade est élevée de la maison Uscale, à la Petite-Fontaine.

Pendant le combat, de 6 heures du soir à minuit, la troupe ne perd que la position de la poudrière.

Les insurgés établissent des postes chez les boulangers de la ville basse, et songent à couper l'eau à la ville haute. Dans leurs attaques infructueuses, ils ont 50 tués et 100 blessés.

Le 11, après quarante-huit heures de pillage, les insurges abandonnent la ville et se retirent dans deux villages voisin. Le lendemain, la troupe reprend toutes les positions évacuées.

De l'infanterie et de l'artillerie furent envoyées de Lyon et de Bourges; les troubles de Moulins, Mâcon et Châlons, empêchèrent les garnisons de ces villes d'arriver.

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33. Pendant la lutte, plus politique que militaire, mais si sérieuse de février 1848, on remarque un concours de circonstances fatalement décisives.

Une revue étrangère, bien informée, a traité ce sujet de manière à ne plus laisser rien à dire de nouveau après elle. Nonobstant son point de vue particulier, nous la prendrons pour guide, chaque fois que nous aurons il parler des mêmes événements.