[27] M. de la Roche se livre ici à une facétie autorisée par le genre de la communication qui lui est faite. Sa marchande vendait de l'amour comme on s'en doute. L'Almanach des Demoiselles de Paris pour 1792 révèle le nom de deux locataires du no 40: «Louisette, figure mignonne... un bol de punch et 6 livres.—Saint-Pré, minois piquant, bien faite, très petite, fraîche, beaux yeux... 5 livres». Si elles n'étaient pas encore là en 1785, il est probable que le no 40 avait déjà un personnel du même genre.

Cette réponse m'avait d'abord fait craindre quelque contre-mystification. Elle était faite sur le ton facétieux, ne relevait point le titre de gouverneur de la Ménagerie, et se trouvait datée de Paris. Mon confrère de Versailles, M. Taphanel, m'avait appris d'autre part que la Ménagerie de Versailles n'avait qu'un concierge et (pas de gouverneur). Il est vrai que ce concierge avait été M. De la Roche sous Louis XIV, mais on ne trouvait pas trace de ses successeurs. J'en étais là lorsqu'une recherche de M. Arthur Chuquet aux Archives de la guerre dissipa tous mes doutes. Un Simon Texier de la Roche commanda en effet en 1778 les compagnies de sous-officiers invalides détachées à Versailles et à Marly-le-Roy; on le fit même lieutenant-colonel sur place le 30 septembre 1780, treize ans après son entrée à l'Hôtel des Invalides comme lieutenant (il avait eu un bras cassé à Minden). Le 2 mars 1791, il passa maréchal de camp.

[28] Caillot-Duval place ici la facétie que lui avait écrite le 24 novembre M. de la Roche.

[29] Ce modèle était un morceau de papier coupé en rond.

[30] Cette lettre avait été envoyée à Paris pour être mise à la poste.

[31] «Ce chevalier de Saint-Louis n'était autre que M. Fortia de Pilles», (dit Paul Lacroix dans le Pays du 6 mai 1855). Je le cite sous toutes réserves; et pour cause. Voir la fin de l'Avant-propos.

[32] Trois mois après, Caillot félicitait perfidement le même Beaujard d'avoir si bien remplacé «le sieur Mossy», mais Beaujard ne répondit pas.

[33] Celui de l'imprimerie Mossy était détestable. D'où la malice.

[34] C'était le rédacteur du journal de Marseille. V. pages 146, 147.

[35] Grisé par la comparaison de sa mauvaise imprimerie à celle de Didot, Mossy annonce comme nouveauté purement Marseillaise la longue paraphrase d'un Dictionnaire Grammatical déjà publié à Paris en 1768 et 1786, et en 1761 à Avignon.