—Vous dites? Enchaînement de mes idées? Ah! je comprends! Mon avarice? Au reste, je n'ai pas honte de vous l'avouer, maigrir et tondre sur un œuf sont deux préoccupations qui ne me quittent jamais.
—Enchantée de l'apprendre; vous ferez dorénavant les commissions.
—Vous n'y pensez pas! Et mon petit sac que je ne peux quitter!
—Quoi! un sac? quel sac? (elle cherche le Carlin de l'œil).
—Oui, celui-ci, ce tout petit! Ne me grondez pas... j'y ai mis mon argent, et seulement les deux lettres que je possède d'Altmar.
—Vous m'agacez. Vous n'êtes qu'une folle!
—Pas tant que cela, pas tant que cela! Croyez-vous que je ne sais pas qu'Altmar est riche? Je le cultive surtout pour ses cadeaux, ses automobiles, ses loges, ses billets de théâtre et de courses. Car, pour ce qui est des «mélanges de salive»... voyez-vous, j'en ai soupé!
Et Floche regarda tristement le Seeligberg et le lac des Quatre-Cantons, comme quelqu'un qui n'aura plus jamais de soupe. Ensuite, elle finit par se pâmer avec l'exagération qu'elle apportait à tout, à propos de l'eau, des reflets, des tons, du monument de Schiller... et s'adressant au pseudo-Berlinois:
—Monsieur, savez-vous si c'est le tombeau de Schiller?
—Non, Madame, c'est seulement son cœur qui est là.