—Où divagueraient-ils? demanda, sententieux, le Peintre. Il n'y a que de l'eau.

—Ici, dit Avertie, tout le monde a son poisson. On sort. Psst! Psst!... il vous suit, le poisson. Il a un anneau dans le nez et, le soir, quand on rentre, on l'attache au pilotis. Ils sont très fidèles et les plus gros sont bons de garde.

—Des requins, alors? demanda Floche, et qui finit de rire dans un bâillement. Elle passa sa main aristocratique sur sa figure fraîche, en se déclarant esquintée «comme au temps de la grande Exposition, où elle fournissait huit heures de marche par jour».

Elle se réjouissait déjà d'en finir bientôt avec ce «satané voyage» pour rentrer à Paris et y dormir quatre jours d'affilée, sans remords, pour se reposer. Puis, comme elle remettait ses gants:

—Si vous ne trouvez pas cela monstrueux, d'enfermer ses mains dans ces machines trop petites? Et quel bien cela peut-il faire à l'humanité, je vous le demande un peu!

Les Pèlerins s'esclaffèrent.

—Oh! c'est bien heureux encore que je sois bête pour vous faire rire et qu'Avertie puisse prendre mes mots en note!

À quoi Avertie s'empressa, en effet.


CHAPITRE IX