Tout d'abord, étant donnés le fluide électrique et les aimants, l'Équilibre était nécessairement possible.
Donc:
1º Quelle que soit l'attitude de l'Andréïde, la perpendiculaire passe de la clavicule supposée à la vertèbre proéminente, et de celle-ci aboutit à la malléole interne, comme pour nous.
2° Quelle que soit la mobilité de ces deux pieds «adorables», ils constituent perpétuellement les deux extrémités d'une droite horizontale sur le milieu de laquelle s'abaisse toujours une verticale, partie du centre de gravité réel de l'Andréïde, quelle que soit son attitude; voici pourquoi.
Les deux hanches de Hadaly sont celles de la Diane chasseresse!--Mais leurs cavités d'argent contiennent ces deux buires-vasculaires, en platine, dont je vous spécifierai tout à l'heure l'utilité. Les bords, bien que glissants, sont d'une quasi-adhérence aux parois de ces cavités illiaques, à cause de leur forme sinueuse.
Les fonds de ces récipients--dont l'évasement supérieur est de la forme de ces parois--se terminent en cônes rectangulaires, lesquels sont eux-mêmes inclinés en bas, l'un vers l'autre soutendant ainsi un angle de quarante-cinq degrés par rapport au niveau de leur hauteur. Ainsi les deux pointes de ces vases, si elles se prolongeaient, se joindraient, entre les jambes, juste la hauteur des genoux de l'Andréïde.
Ces deux pointes forment, par conséquent, le fictif sommet renversé d'un rectangle dont l'hypothénuse serait une horizontale imaginaire coupant le torse en deux.
La ligne de l'Équateur terrestre n'existe pas: elle est! Toujours idéale, imaginaire,--et cependant aussi réelle que si elle était tangible, n'est-il pas vrai? Telles sont les lignes dont je vais parler, et dont notre Équilibre, à nous-mêmes, sous-entend, à chaque seconde, en nous aussi, la réalité.
Ayant exactement calculé les diverses pesanteurs des appareils fixés au-dessus de cette ligne idéale et les ayant disposés suivant l'inclinaison désirable, je prétends que le sens de toutes ces pesanteurs pourrait être également formulé par un second rectangle superposé au premier, la pointe, aussi, en bas, et que cette pointe aboutirait au centre fictif de l'hypothénuse du premier rectangle Ainsi, la base du rectangle supérieur serait formée par une seconde horizontale nivelant les deux épaules. Les sommets angulaires de chaque rectangle seraient donc placés en sens vertical correspondant.
Jusqu'à présent, tout le poids du corps, placé, par exemple, debout et immobile, serait, par conséquent, enfermé dans, la verticale idéale qui, partant du milieu du front de l'Andréïde, aboutirait au centre même d'une ligne tirée entre ses deux pieds.