L'oubli loin d'ici m'attend, vaste mer,
—Pour mon cœur percé de vieux coups de lances,
Plus rien n'est amer.
Je m'envolerai, moi l'oiseau sauvage,
Vers tant de pays ignorés de tous,
Car l'indifférence est le seul hommage
Dont je suis jaloux.
NOTE BIBLIOGRAPHIQUE
Nouveaux Contes Cruels.—Sur les huit contes de la première édition (1888, Librairie illustrée), sept parurent cette même année 1888: la Torture par l'espérance, les Amies de pension, l'Enjeu, Sœur Natalia, l'Incomprise, dans le Gil Blas; l'Amour du naturel, dans le Figaro; le Chant du Coq, dans la Revue Libre.
Villiers de l'Isle-Adam, redoutant que son éditeur n'accompagnât le volume d'illustrations, dans le dessein de justifier sa firme, spécifia qu'il refuserait toute gravure. Deux ans auparavant, il avait, en effet, éprouvé un violent mécontentement, lors de la mise en vente d'un autre recueil de contes, l'Amour suprême, lequel avait été «orné» de têtes de chapitre vulgaires. On ne lira pas sans intérêt la curieuse protestation rédigée, à ce propos, par Villiers. Elle touche à plusieurs sujets. La voici: