Et pour finir, n’est-ce pas comme une surprenante résonnance préventive du lied de Tristan dans Wagner, cette dernière strophe du Dernier rendez-vous.

Je viendrai, car tu dois mourir

Sans être las de me chérir.

Et comme deux ramiers fidèles

Séparés par de sombres jours

Pour monter où l’on vit toujours

Nous entrelacerons nos ailes,

Là les heures sont éternelles[22].

[22] Alors nous serions morts inséparés, unis à jamais, sans fin, sans réveil, sans crainte, sans nom, dans le sein de l’amour, livrés à nous-mêmes, ne vivant plus que par l’amour.

Wagner.