Vous m’avez honorée d’un témoignage de votre amitié, beau pour toujours, cher Monsieur. Vous savez que c’est à cette seule condition du pour toujours que mon fils adorait la pomme ou les bonbons que je lui donnais.
Vos confitures ont-elles réussi? Moi je manque toutes mes romances.
Puis, intégralement une de ces belles et simples suppliques de recommandation.
Madame,
Je commence par vous demander humblement pardon d’une démarche qui n’a d’appui que votre extrême bonté.
Si vous vous étonnez, madame, que sans avoir l’honneur d’être connue de vous je me sente assez de courage pour recommander quelqu’un à votre sérieux intérêt, vous penserez avec raison qu’il faut avoir entendu sur votre caractère un récit bien encourageant pour avoir enhardi jusque-là mon humilité.
Il a été dit devant moi que M. le Duc et Mme la Duchesse de Luynes n’avaient pas encore arrêté le concierge qui doit garder prochainement leur nouvel hôtel.
Si j’étais assez heureuse pour que le pur motif d’obliger une honnête famille me fût inspiré par la Providence, qui se sert des plus faibles quelquefois pour ses desseins d’ordre et de charité, je me féliciterais d’avoir à signaler à Mme la Duchesse les nommés Roblin, concierges de la maison d’assurance et de gaz, rue de Richelieu, no 89. Cette vaste maison devant être prochainement démolie laisse un père de famille très probe et très intelligent à la triste liberté de chercher un autre asyle. Les répondants les plus graves et les plus honorables viendraient à l’appui de mon humble supplique près de Mme la Duchesse, et justifieraient avec empressement les premières paroles portées jusqu’à vous, madame, par votre plus humble servante.