Donc Amour sous forme sextuple: Amoureux, amical, filial et maternel, charitable et divin. Ajoutez l’amour de la nature, et l’amour prorogé au delà du trépas, vous aurez les six divisions sous lesquelles m’ont paru pouvoir se ranger toutes les phases de cette âme incoërcible, les phrases de cette œuvre vagabonde. A savoir: Amour, Tendresse-Tristesse, Maternité, Foi, Nature, Éternité.[5]

J’ai vécu d’aimer, j’ai donc vécu de larmes.

Entre toutes séductions, celle du regard fascinait Marceline. Ses propres larmes et celles qu’elle consolait diamantaient sa vie.

Le son de la voix la captivait aussi.

Les Yeux et les pleurs et la Voix subdivisent donc naturellement cette grande division de l’amoureux amour.

Tendresse-Tristesse enferme Prisons et Exils, les deux misères qui l’apitoyaient le plus éloquemment, et qu’elle a le mieux pleurées.—Ipsa contient ce qui semble le plus avoir trait à la personne même de l’artiste.

Maternité, c’est la mutuelle réversibilité de ce sentiment double, ascendant et descendant au cours comme au décours de ses jeunes annales: celles où elle joue le rôle de l’enfant; et d’autres où elle porte elle-même la croix de la Mère Douloureuse.

Nulle avant elle, nulle après elle, comme elle, n’aura dit et ne dira cet incessant échange, ne fera frôler et gravir en ses deux sens l’échelle de Jacob de l’amour successivement filial et maternel par les ailes de tant d’expressions ingénieuses, caressantes et pures, pour parler tour à tour de celle qu’elle nomme divinement

Ma tige maternelle enlacée à ma vie!

et de ceux qu’elle appelle non moins célestialement