J’y répandrai longtemps mon âme agenouillée:
Mon père a des secrets pour vaincre sa douleur.
J’irai, j’irai lui dire, au moins avec mes larmes:
«Regardez, j’ai souffert...» Il me regardera,
Et, sous mes jours changés, sous ma pâleur sans charmes,
Parce qu’il est mon père il me reconnaîtra.
Il dira: «C’est donc vous, chère âme désolée,
La terre manque-t-elle à vos pas égarés?
Chère âme, je suis Dieu: ne soyez plus troublée;
Voici votre maison, voici mon cœur, entrez!...»