[422] Nicolas d'Argouges, marquis de Rannes, colonel-général des dragons et lieutenant général des armées du Roi.
[423] Scandalisée, c'est-à-dire donnée en scandale, déchirée, perdue de réputation.
[424] Charles de Rohan, prince de Guéméné, duc de Montbazon, dit le prince de Montauban, étoit fils aîné de Charles de Rohan, duc de Montbazon, et de Jeanne Armande de Schomberg. Son fils, archevêque-duc de Reims, eut l'honneur de sacrer le Roi Louis XV.
[425] Le duc de Montbazon, père du prince de Guéméné et du prince de Montauban, dont nous avons parlé dans les notes précédentes, étoit fils de Louis de Rohan VII, prince de Guéméné, grand veneur de France, mort le 19 fév. 1667, et de sa cousine germaine, Anne de Rohan, princesse de Guéméné. Le duc de Montbazon mourut fou et enfermé, à Liége. (Saint-Simon, Comment. sur Dangeau, t. I, p. 136.)
[426] Voy. la note précédente.
[427] Var., édit. 1754: «Avant que de parler du bonheur qu'il eut d'avoir sa femme.»
[428] Voy. les notes [424] et [425], à la page précédente.
[429] Louis, chevalier de Rohan, frère du duc de Montbazon le fou, avoit été reçu en 1656 grand veneur, en survivance de son père; celui-ci étant mort en 1667, le chevalier de Rohan exerça sa charge jusqu'en 1670, qu'il s'en démit en faveur de Maximilien de Belleforière, marquis de Soyecourt. On connoît sa trahison: il fut décapité le 27 nov. 1674.
[430] Journal de Dangeau: «Mercredi, 14 mars 1685: Madame la princesse de Guéméné mourut à Rochefort; elle laisse 200,000 liv. de rentes en fonds de terre; elle est morte à 80 ans passés.» Saint-Simon ajoute: «Cette princesse est la belle-sœur de la célèbre madame de Chevreuse... Elle avoit beaucoup d'esprit, de beauté et d'agrément, dont tout usage lui étoit bon (à son mari) pourvu qu'il y trouvât profit, considération et grandeur.» (Journal de Dangeau, t. I, p. 135-136.)
[431] Cette campagne, qui est de 1667, coïncide avec la date de la mort du prince de Guéméné, le grand veneur, dont le duc de Montbazon se montra si mécontent de n'avoir pas la survivance.