[176] Claude-Antoine de Saint-Simon, marquis de Courtaumer, étoit frère de Marie de Saint-Simon, qui fut mariée à Jacques Nompar de Caumont, duc de La Force. De ce mariage étoient nés plusieurs enfants, entre autres madame du Roure et Jeanne de Caumont, sa sœur aînée, qui épousa le marquis de Courtaumer.
LES VIEILLES
AMOUREUSES.
Avis
DU LIBRAIRE AU LECTEUR.
ette histoire s'étant trouvée dans un cabinet longtemps après qu'elle a été composée, je n'ai pas jugé à propos d'y toucher, pour la laisser dans son naturel. Ainsi, le lecteur n'attribuera pas à l'auteur qu'il a eu peu de connoissance des choses du monde, lorsqu'il parle de certaines gens qui sont morts comme s'ils étoient encore vivants. Madame de Cœuvres[177] est de celles-là; et il faudroit qu'il ne sût guère ce qui se passe, s'il ne savoit qu'elle est morte peu de temps après son malheur. Quand il fait dire au duc de Sault qu'on va bâtir les Invalides, c'est encore une marque que cette histoire n'est pas écrite depuis peu. Cependant il semble par la même raison qu'il ne devoit point appeler ce seigneur que comte, puisqu'il n'a été fait duc que quelques années devant que de mourir. Ce n'est pas qu'il ne le fût de naissance, puisqu'il étoit fils aîné d'un père qui l'étoit; on sait aussi qu'il ne lui fallut pas attendre après sa mort pour le devenir, et que le Roi fit cela pour lui afin de lui donner un rang qu'il méritoit mieux que beaucoup d'autres. Quoi qu'il en soit, ce que j'en dis ici n'est que pour excuser l'auteur envers ceux qui ne feroient pas toutes ces réflexions. Le lecteur saura donc que, quand on l'appelle duc avant le temps, c'est moi qui ai réformé le manuscrit en cela, afin qu'on ne crût pas que ce fût d'un autre duc de Sault dont on fît mention, que du dernier mort.