M. l'Archevêque, en entrant.—Sire, je vous demande pardon si j'interromps Votre Majesté.
Le Roi, le saluant.—Ah! mon cousin, ne parlez pas de cela, je sens une joie parfaite de vous voir. Page, donnez un siége.
M. l'Archevêque s'assied sur un siége pliant[105].
Le Roi.—Eh bien, mon cousin, comment vous portez-vous?
M. l'Archevêque.—Fort bien, Sire, au chagrin près.
Le Roi.—Comment un prélat comme vous peut-il avoir du chagrin? Vous vivez plus content dans votre diocèse que moi dans mon Louvre.
M. l'Archevêque.—Sire, les apparences sont fort trompeuses, car la paix et la tranquillité n'y règnent pas toujours.
Le Roi.—Quel est donc le sujet de votre inquiétude?
M. l'Archevêque.—Sire, c'est une dispute qui est survenue entre M. l'Evêque de Noyon[106] et moi, qui a été fort loin, et qui nous rendra ennemis pour la vie.
Le Roi.—Au sujet de quoi, mon cousin?