Le Roi.—Monsieur, je vous prie de ne laisser entrer personne aujourd'hui; j'ai mes raisons de n'être point visible.

M. de Duras.—Sire, il suffit que Votre Majesté l'ordonne.

Le Roi.—Oui, je le veux ainsi, Monsieur; vous m'obligerez.

M. de Brissac, à M. de Duras.—Le Roi le commande, il faut suivre ses ordres exactement.

Un Page de La Chambre[126], à M. de Brissac.—Monsieur, voici le carrosse de Son Altesse Royale Monsieur le Duc d'Orléans, qui vient au château.

M. de Brissac.—Dites que Sa Majesté n'est pas ici.

Le Page.—Eh! où dirai-je qu'elle est, si ce Prince le veut savoir absolument?

M. de Duras.—Vous répondrez, Monsieur, que le Roi est monté à cheval, mais que vous ne savez de quel côté Sa Majesté est allée.

Le Page.—Cela suffit.

L'autre Page de la Chambre, riant, à M. de Duras.—Monsieur, parce que le Roi ne veut voir personne aujourd'huy, voici encore M. de Noyon, qui vient rendre visite à Sa Majesté.