[53] Lettre du 31 octobre 1768. Œuvres complètes de Voltaire, édit. Garnier, 1882, in-8o, t. XIV de la Correspondance, p. 151.
[54] Le vol. Ital. 1550 au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale contient (fol. 238 à 260) des variantes et corrections autographes faites par Condillac sur les épreuves de son édition du Cours d'études, imprimée à Deux-Ponts.
[55] Le Cours d'études parut à Parme et à Paris de 1769 à 1773, non sans difficulté; car un instant il fut interdit en France. Correspondance, etc., t. XI, p. 109 (août 1775).
[56] Correspondance littéraire de Grimm et Diderot. Édit. Tourneux, t. X, p. 331, 333 (janvier 1774). Le manuscrit de cet ouvrage se trouve à la bibliothèque de l'Arsenal, no 3222.
[57] Condillac affirme que les premières leçons de métaphysique, débarrassées de l'ancien langage des écoles, sont accessibles à l'intelligence d'un enfant de sept à huit ans, que l'on a rendu capable de quelque attention. «Après qu'on lui a fait comprendre de quelle manière notre esprit acquiert des idées et comment nous les exprimons par des mots, il n'est plus effrayé par ces expressions abstraites de substantif, de genre, de nombre, dont il est aisé de lui rendre l'acception aussi familière que celle des termes les plus communs, et alors il peut suivre sans beaucoup de peine les procédés du langage.» Par la même raison, Condillac établit qu'il ne faut faire commencer l'étude des langues anciennes, du latin particulièrement, qu'à dix ou douze ans, parce que «avant d'entreprendre l'étude d'une nouvelle langue, il faut savoir la sienne et surtout avoir assez de connaissance pour n'être arrêté que par les mots». Et il conseille ensuite d'apprendre beaucoup de mots à l'enfant, avant de l'ennuyer par la syntaxe et les règles.
[58] Après les avoir résumés, La Harpe conclut en disant de leur auteur: «C'est l'esprit le plus juste et le plus lumineux qui ait contribué, dans ce siècle, aux progrès de la bonne philosophie.»—La Harpe, Philosophie du dix-huitième siècle, t. II, p. 187 et suiv.
[59] On raconte que Mably ayant présenté au prince de Parme les vertus de Lacédémone avec une rudesse toute républicaine, Condillac dut adoucir le passage, comme il avait corrigé les travaux de Deleyre.
[60] Dernier chapitre de l'Histoire moderne, t. XX, des Œuvres, p. 540.
[61] Manuscrits de Dom Gérou, à la bibliothèque publique d'Orléans, M. 487, t. Ier, p. LXXXIII.
[62] Registres de la Société royale d'agriculture d'Orléans. Archives du Loiret.