[93] Jules SIMON, Victor Cousin, 1891, in-12.
[94] Art. Condillac et art. Destutt de Tracy.
[95] Art. Bonnet, par M. Picavet, dans la Nouvelle Encyclopédie.
[96] Dissertation and Discussion, t. IV, p. 117.
[97] Th. Ribot, Revue philosophique, t. VI, 1877, p. 45.
[98] Revue philosophique de janvier 1876, p. 3.
[99] Condillac et la psychologie anglaise contemporaine, par M. Léon Dewaule, Paris, Félix Alcan, 1891, in-8o.
M. Dewaule a observé très justement que la philosophie de Condillac est beaucoup moins systématique que l'on a voulu le prétendre et qu'elle a embrassé tout l'ensemble des connaissances de l'esprit humain. Ce qui a donné prise contre lui à une critique trop facile, c'est le procédé extérieur, l'artifice de l'écrivain qui, pour rendre plus sensibles et plus attrayantes les déductions du philosophe, a eu recours à la fiction de la statue. On a vu là une hypothèse qui n'avait rien de scientifique, tandis que ce n'était en réalité qu'une allégorie analogue à la caverne de Platon, propre à frapper l'imagination. On lui a retourné le reproche qu'il avait fait lui-même aux philosophes qui abusent des comparaisons et des métaphores, et on en a conclu qu'il ne tenait pas un compte suffisant de la pensée. Au contraire, après avoir attaché à la genèse, au fait primordial, qui est selon lui la sensation, une importance que personne n'avait établie aussi nettement, il a ramené à l'esprit et à ses opérations, à son activité spontanée, l'origine successive de toutes nos facultés. La loi de l'association et de l'habitude développe ensuite ce germe, qui est l'état de conscience au delà duquel on ne peut remonter. Mais sans l'esprit, sans l'âme, la sensation serait sans effet, et Condillac peut ainsi être regardé comme un idéaliste. (Conclusion, p. 305 à 307.)
[100] Le mouvement idéaliste; Sciences positives, par A. Fouillée, 1896, in-8o, p. VI. M. F. Brunetière a dit de même: «La physique ne peut rien contre la morale et l'exégèse; elle ne peut rien contre la révélation. L'absolue nécessité des lois de la nature n'est après tout qu'un postulat dont nous avons besoin pour établir le fondement de la science, et rien ne prouve que ce postulat soit autre chose que l'expression d'une loi toute relative de notre intelligence.»—La Science et la Religion, 1895, in-12.
[101] LALANDE, Lectures sur la philosophie des sciences. Hachette, 1908.—RAGOT, les Savants et les Philosophes, Alcan, 1908.