Ne craignez pas, cher papa,
De voir z'augmenter votre famille,
Le Bon Dieu z'y pourvoira.
Fait en tant que Versailles en fourmille;
Y eût-il cent Bourbons chez nous,
Il y a du pain, des lauriers pour tous.
Au milieu de toutes ces manifestations populaires «l'affaire» de Chantilly revient encore sur l'eau. La Reine semble traiter moins bien Mme de Bombelles «depuis qu'elle a séjourné chez le prince de Condé». Elle qui, pendant la maladie de Bombon, avait paru y prendre le plus grand intérêt, n'a pas imaginé de m'en dire un mot. Madame Élisabeth m'a cependant assurée qu'elle avait trouvé tout simple qu'invitée par Mademoiselle à l'aller voir, j'y eusse été. Le comte d'Esterhazy a dit la même chose à mon frère, malgré cela j'avoue que je suis inquiète. Je lui en parlerai. Il serait affreux qu'on se fût servi d'une chose aussi simple pour me faire du tort dans l'esprit de la Reine. Si cela est ce n'est pas un mal sans remède, mais il faut s'en occuper... Madame Élisabeth me dit que je radote, cela me rassure un peu, mais cependant pas tout à fait, parce qu'il est fort possible que la Reine ne lui dise pas ce qu'elle pense de moi, connaissant l'intérêt qu'elle prend à ce qui me regarde.»
CHAPITRE VII
1782
Mariage de la comtesse de Reichenberg avec le marquis de Louvois.—Fêtes à Paris.—Angélique a la jaunisse.—Les bals des Gardes du corps.—Changements diplomatiques.—Mort de Madame Sophie.—Présentation de la marquise de Louvois.—Mme des Deux-Ponts.—La comtesse Diane intervient auprès de la Reine.—Mme de Bombelles est reçue par Marie-Antoinette.—Notes sur le marquis de Bombelles présentées à la Reine.—Démarches d'Angélique.—Voyage du marquis à Munich.—Audience de Pie VI.—Retour de M. de Bombelles à Versailles.—Le comte et la comtesse du Nord.—Fêtes données en leur honneur.—Opinions diverses.—Lettre de Mlle de Condé.—Faillite des Rohan-Guéménée.