[94] Lettres de Boullé, député de Nantes à ses commettants.—Revue de la Révolution, 1888, t. II. Cité par M. de la Rocheterie.
[95] Et non le 8, au retour de Meudon, comme le dit Weber.
[96] Weber, p. 210.
[97] «Paris est d'un vide affreux», écrit le 15 juillet le comte de Salmour, ministre de Saxe, très bien renseigné, et dont les dépêches citées par Flammermont sont une excellente mine, fort peu connue, de renseignements; «toutes les promenades sont désertes, les spectacles abandonnés, et l'on a l'air d'occuper une ville démantelée. Plus de société; la terreur peinte sur tous les visages; la méfiance dans tous les cœurs; un Roi sans Cour, sans armée; un château sans gardes ouvert à tout venant... A Versailles, on ne sait ni que faire ni que devenir»... Quinze jours après, il mandait à son Gouvernement: «Hors en public, la Reine ne voit plus personne... Toute la société de la reine est fugitive et dispersée; plusieurs de ses dames l'ont abandonnée d'une manière fort vilaine...» Et il cite tous ceux qui ont fui de leurs Cours respectives: Mme de Balbi, Mme de Lâge, Mme de Châlons, Mme de Polastron, tous les «Lorrains», tous les Rohan, tous les Broglie, la princesse de Monaco[ [97-A], les Polignac, Gramont, d'Ossun[ [97-B]. L'ambassadeur cite aussi Mme de Bombelles, mais nous savons que son départ a été exigé par Madame Élisabeth.
[97-A] La princesse de Monaco, née Brignole, épousa plus tard le prince de Condé.
[97-B] La comtesse d'Ossun, née Gramont, dame d'atours de la reine, devait revenir d'émigration en 1792 et mourir sur l'échafaud en 1794.
[98] Comme commandant de la garde nationale de Versailles, Alexandre Berthier devait être d'un grand secours à Mesdames, tantes du Roi, quand elles partirent en février 1791, de Bellevue. Cf., dans les Drames de l'Histoire, le chapitre consacré au départ de Mesdames.
[99] M. Paul Gaulot a récemment tiré la vérité au clair sur le procès du malheureux Favras et les responsabilités qui incombent à d'autres, surtout au comte de Provence.
[100] Lettre du 1er mai.
[101] Voir le Palais de Saint-Cloud, Laurens, éditeur, 1902.