[248] Lettre de Catherine à Grimm, 17 août 1792.
[249] «Je soutiens, écrivait-elle à Grimm, le 20 mai, qu'il ne faut s'emparer que de deux ou trois bicoques en France et que tout le reste tombera de soi-même... Vingt mille cosaques seraient beaucoup trop pour faire un tapis vert depuis Strasbourg jusqu'à Paris: deux mille cosaques et six mille Croates suffiraient.» Même après la reculade de Valmy et la «cacade» qui s'en suivit; elle n'est pas déconcertée et ne change pas de système. Les deux mille cosaques avec beaucoup d'autres vont combattre la jacobinière de Pologne et non celle de France.
[250] Un jour viendra même où elle se reprochera d'avoir fourni inutilement tant de subsides aux émigrés. Le 5 septembre 1796, trois mois avant sa mort, elle écrira à Grimm: «Ils ont eu des fonds énormes. Qu'en ont-ils fait? Ils ont vécu grandement, largement et ont tout mangé et n'ont fait que de l'eau claire. Au premier moment, ils ont eu 8 millions; moi seule, je leur ai fait tenir au-delà d'un million et demi de roubles la première année.»
[251] La confusion où la Révolution française jetait l'Europe devait permettre à Catherine II d'exécuter ses plans à l'égard de la malheureuse Pologne. Cf. les ouvrages de Sybel et de M. A. Sorel, déjà cités, et l'Histoire diplomatique de la Révolution française, par le baron de Bourgoing.
[252] Mémoires de Mme Campan.
[253] Considérations sur la France, t. I.
[254] Mémoires de la duchesse de Tourzel, II, 178.
[255] Mémoires de Weber, 413.
[256] Par M. Albert Savine.
[257] Le manifeste que signa le duc de Brunswick, œuvre de folie des émigrés. Voir dans l'Histoire parlementaire, t. XVI, le manifeste in extenso. Voir aussi, Mortimer Ternaux, Hist. de la Terreur, t. II. Mathieu Dumas a nommé le manifeste du duc de Brunswick, «l'acte le plus impolitique que l'orgueil et l'ignorance aient jamais dicté, véritable fratricide des princes français émigrés envers Louis XVI et sa famille».