[75]: Jean Participatio.

[76]: Celle d'Obelerio, et celle des Barbolani.

[77]: Voyez sur ce traité l'Histoire du commerce de Venise, par Marin, tom. II, liv. 2, ch. 6.

[78]: La Chronique vénitienne, de François Sansovino, rapporte cet évènement au règne de Pierre Candiano III, et à l'an 944. Paul Morosini, dans son Histoire de Venise, liv. 1, ch, 7, le place à l'année 668, et dit que les corsaires étaient des Triestains. Presque tous les historiens l'attribuent au même peuple; mais il est démontré qu'on ne peut le placer qu'au Xe siècle. L'auteur de l'Histoire de Trieste, le père Irénée della Croce, a consacré le ch. 4 de son 8e liv. à la discussion de ce fait et de sa date, qu'il place en 930.

[79]: André Dandolo dit formellement: «Rodulfus regni sui anno quarto immunitates Venetorum in regno italico ab antiquis imperatoribus et regibus concessas per privilegium renovavit et in eodem declaravit ducem Venetiarum potestatem habere fabricandi monetam, quia ei constitit antiquos duces hoc continuatis temporibus perfecisse.

Muratori rapporte deux vers qu'on avait écrits sous le portrait du doge Pierre Candiano III:

Multa Berengarius mihi privilegia fecit:
Is quoque monetam cudere posse dedit.

[80]: Un manuscrit anonyme des vies des doges, conservé dans la bibliot. de la maison d'Este, contient un passage rapporté par Muratori: (Antiquitates italicæ medii ævi. Dissertation 27e, p. 646), qui confirme cette conjecture: «Berengarius rex Venetorum antiqua jura confirmavit et cudendi monetam auri et argenti, ut sub imperio Græcorum habuerant, potestatem dedit.»

Muratori ajoute que l'on croit même que les Vénitiens avaient frappé des monnaies grossières dès le temps que les Goths occupaient l'Italie. Ce savant rapporte la description et l'empreinte de plusieurs monnaies vénitiennes.

Charles Marin, dans son Histoire du commerce de Venise, prouve, tom. II, liv. 2, chap. 4, que les monnaies vénitiennes étaient plus anciennes que ce traité. Dans le chapitre suivant, il donne des renseignements sur leur poids, et sur le rapport de la valeur de l'or et de l'argent avec les denrées.