Voici textuellement ce qui concerne les Vénitiens:

Pars terrarum domini Ducis et communis aliàs gentis Venetiarum.

De primâ parte imperii Romaniæ quæ devenit communi Venetiarum.

Hæc est secunda, pars terrarum Dî ducis et communis Venetiarum de secundâ parte imperii Romani.

Muratori, dans son édition de la Chronique de Dandolo, rapporte, à la suite de ce traité, une variante, qu'il dit avoir vue sur le manuscrit de la bibliothèque Ambrosienne. Il y a quelques noms écrits différemment, et même quelques-uns de plus ou de moins; mais il est fort difficile d'expliquer tout-à-fait l'une et l'autre leçon. Quand les Français et les Vénitiens voulurent se mettre en possession d'un territoire si imparfaitement connu et si vaguement désigné dans l'acte de partage, quelques difficultés s'élevèrent entre les copartageants; mais elles furent terminées à l'amiable par des arbitres qui, de la part de Henri Baudouin, furent Geoffroy de Villehardouin et Miles de Brabant; et de la part de Marin Zeno podestat vénitien, Bartole, Aldibrand, et André Bembo; ils prennent dans l'acte le titre de Judices Veneti. Cet acte est rapporté par Muratori, dans ses antiquités du moyen âge. Dissertation 47e, p. 233.

[243]: Marin Sanuto, dans son Histoire des ducs de Venise, rapporte cette transaction. Elle est aussi dans l'histoire des marquis de Montferrat, par Benvenuto di S. Georgio, lequel dit que les Vénitiens n'acquittèrent pas entièrement le prix de la vente. Les auteurs varient sur ce prix. Ducange, dans son histoire de Constantinople, dit mille marcs d'argent; et en effet, la copie de l'instrument, rapportée par l'historien du Montferrat, contient ces mots: «Vos ad præsens mihi dare debetis mille marchas argenti, et tantas possessiones à parte occidentis quarum redditus decem millia iperpera auri, juxta existimationem unius mei amici et alterius vestri, annuatim capiam.»

[244]: Dominus quartæ partis et dimidiæ imperii romani.

[245]: Liv. 76e.