[291]: J'ai trouvé dans un manuscrit quelques vers populaires qui expriment assez bien cette opération si compliquée:
Trenta elegge il conseglio,
De quei nove hanno il meglio:
Questi elegon quaranta,
Ma chi più in lor si vanta
Son dodeci, che fanno
Vinti cinque: ma stanno
Di questi soli nove,
Che fan con le lor prove
Quaranta cinque a ponto
De quali undeci in conto
Eleggon quarant'uno,
Che chiusi tutti in uno,
Con venti cinque al meno
Voti, fanno il Sereno
Principe che coregge
Statuti, ordini e legge.
De l'État présent de la république de Venise, etc., par H. D. V., chevalier de l'ordre de Saint-Michel. (Man. de la Bibliot.-du-Roi, no 10,465).
[292]: Léopold Curti rapporte, dans ses Mémoires historiques et politiques sur le gouvernement de Venise, que quelquefois les membres du conclave faisaient des demandes un peu singulières. Il y en eut un qui un jour demanda un chapelet, on leur envoya quarante-un chapelets; une autre fois un des électeurs demanda les fables d'Ésope, il fallut courir toute la ville pour en trouver quarante-et-un exemplaires.
[293]: Hist. di Venetia, di Paolo Morosini, lib. 8.
[294]: Sorenzo, dit qu'il était de trois mille ducats.
La chancellerie se subdivisait en plusieurs espèces d'archives: il y en avait une qu'on appelait la Secreta, où se déposait, sous la responsabilité du chancelier, tous les actes et documents dont personne ne pouvait prendre connaissance sans une autorisation spéciale; les autres papiers du gouvernement et de l'administration formaient les archives proprement dites; ce qu'on appelait la chancellerie ducale, était le lieu où devaient être déposés tous les testaments. On prétend que ce dépôt rendait au chancelier neuf mille livres de France par an; enfin, il y avait la chancellerie prétorienne qui était le dépôt des bulles de Rome et autres actes relatifs au clergé ou aux affaires ecclésiastiques; les droits du chancelier sur ces actes s'élevaient à dix-huit cents livres.
On sent bien que toutes ces distinctions et toutes ces évaluations ne se rapportent pas au moment où cette charge fut créée.
[295]: Le document est à la suite du tom. 4 de l'Histoire du commerce de Venise, par Marin.
[296]: Id. tome V, liv. 1, ch. 3.