[350]: Le cavalier Soranzo rapporte, (ubi suprà), que souvent les doges avaient voulu s'affranchir de cette cérémonie, et que Dominique Contarini avait pris le parti de s'y refuser absolument; mais les pêcheurs se rassemblèrent dans son antichambre au jour marqué, et ne voulurent point se retirer qu'ils n'eussent été admis. Le doge se présenta enfin d'assez mauvaise grâce, car il se couvrait le visage: ce qui n'empêcha point les convives de le baiser l'un après l'autre; et pour constater leur droit, ils firent représenter cette singulière audience dans un tableau qu'ils placèrent dans l'église de Ste.-Agnès.
[351]: Le casade nobili di Venetia, de Jean-Charles Sivos, man. de la bibliot. de Monsieur, no 62.
[352]: Marin Sanuto, Secreta fidelium crucis, liv. 2, 4e partie, chap. 4.
[353]: Histoire de la ville et de la république de Venise, par Paul Morosini, liv. 9. Verdizzotti (de' fatti veneti, lib. X) dit en parlant de Frisque: «Et anco figlio di madre veneta.»
[354]: Si aliquis Veneticus repertus erat per civitatem Ferrariæ post vesperas, incontinenti à Ferrariensibus interfectus erat. (Chronicon estense. Rerum italicarum scriptores, tom. XV, p. 365).
[355]: L'acte par lequel les envoyés de Ferrare avaient reconnu l'autorité du pape, dans un consistoire tenu à Avignon, est rapporté textuellement. On y lit, au sujet de l'occupation des Vénitiens, ces expressions: «Venetorum populus quærentes quæ sua non sunt, nec fuerunt, nec erunt.» Cette bulle, qui est de février 1310, et le document qui en fait partie, sont insérés dans diverses collections, notamment dans celle imprimée à Rome, 1741, in-fo, tom. III, seconde partie, p. 120.
[356]: Histoire de la ville et de la république de Venise, par Paul Morosini, liv. 9. Le discours de Jacques Querini et la réponse de Gradenigo sont rapportés dans le 10e liv. des Fatti veneti, de Verdizzotti; il y a dans la harangue de Querini cette phrase: «Se consideri che se i Francesi hanno adesso la gratia d'hospitar in quel regno il pontefice e l'apostolica corte, non dobbiamo esser noi i decisori a lor favore di quel merito, che da gran tempo si contende quai sia maggiore, o di quella corona, o della nostra repubblica, in defender da gli acerrimi nemici la chiesa.»
[357]: Albertino Mussato, dans son histoire de l'empereur Henri VII, après avoir peint les fureurs des factions guelfe et gibeline, ajoute: «Venetiæ solæ prudentiam suam perpetuò retinentes, contagione teterrimâ caruere. Reliquæ urbes unius vel alterius factionis erant.» Il y a un peu de flatterie dans ce passage.
[358]: Fatti veneti di Franchesco Verdizzotti, lib, 10.
[359]: Fatte veneti di Francesco Verdizzotti, lib. 10.