[145]: Machiavel explique fort bien l'origine et le résultat de ce système de milices. «L'Italie, dit-il, leur dut d'être envahie par Charles XII, dévastée par Louis XII, opprimée par Ferdinand, et insultée par les Suisses. Les chefs de ces bandes, ne pouvant lever un grand nombre d'hommes, commencèrent par décréditer l'infanterie; la solde de quelques cents chevaux qu'ils louaient fort cher, leur procurait plus de bénéfice. On les en crut, et sur une armée de vingt mille hommes, il n'y avait pas quelquefois deux mille fantassins. Outre cela, pour éviter des pertes, et pour recruter plus facilement, ils imaginèrent de dispenser leurs soldats des fatigues et même des dangers; plus de combats de nuit, plus de campagnes d'hiver. On se dispensait de faire des retranchements, on évitait de se tuer dans la mêlée, on se battait pour se prendre des armes, des chevaux, et quand on avait fait des prisonniers, on se bornait à les dépouiller, et on se les renvoyait sans rançon. Ce fut ce bizarre droit de la guerre, qui rendit l'Italie esclave et méprisable.»
Le Prince, ch. 12.
[146]: Quindi puote attestar il giureconsutto Bartolo aver letta sentenza di Enrico, poi rivocata, cite condannava Brescia all'aratro.
(Storia civile veneziana da Vittor Sandi, lib. 7, cap. 1, art. 2.)
[147]: Hist. de Mantoue de Barthélemi Platina, liv. 5.
[148]: Ce commandant paraîtrait être François Sforce, d'après Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari. Verdizzotti le nomme Oldrado, et dit qu'il défendit la place con la fortezza del petto e del luogo. Sabellicus est du même avis.
[149]: Constans fama est culpâ præfectoram Philippi eam urbem non esse recuperatam, nam cum liber aditus ad illam esset, facilè fossam prohibituros fuisse aiunt, nisi certamen dignitatis inter eos ortum facultatem spatiumque perficiendi operis hosti per ignaviam præbuisset.
(Poggii, Hist. florentinæ, lib. 5.)
[150]: Fatti veneti di Francesco Verdizzotti, lib. 18.
[151]: Tous ces détails sur le gouvernement de la province de Brescia sont tirés de l'Histoire civile de Venise par Victor Sandi, liv. 7, ch. 1, art. 1.