[275]: Marin Sanuto, Vite de' duchi, P. Malipiero. Voici comment le sénateur, auteur de l'Historia di Venetia dall'anno 1457, all'anno 1500 (man. de la Bibliot.-du-Roi, no 9960), rapporte cette anecdote dans la 5e partie de son ouvrage. «Dandolo, vescovo de Padoa, mancò di questa vita: Pietro Barbo cardinale di San Marco, vescovo di Vicenza, ha ottenuto il vescovado del papa senza l'assenso del consiglio de' pregadi e è andato al possesso contre il voler della terra, tal che è stà intima a Paolo Barbo che subito et vada a Roma a trovarlo e a operar ch'el renunci al vescovado in termine d'un mese: altramente esso Paolo Barbo sia bandito in perpetuo da Venezia e delle terree luoghi nostri, e che sia confisca i boni. Paolo Barbo, inteso il decreto, ha risposto lagrimando che l'eseguirà quanto gle e commanda.

[276]: Elle est rapportée en italien dans Marin Sanuto, ibid.

[277]: Le récit de cette guerre est le sujet de la 1re partie d'une histoire manuscrite qui existe à la Bibliothèque-du-Roi, sous le no 9960, intitulée: Historia di Venezia dall'anno 1487, fino all'anno 1500. On y trouve notamment quelques détails sur les impôts qui furent établis à cette occasion.

[278]: Pour mettre le Péloponnèse à couvert de l'invasion des barbares, dit le père Coronelli dans sa description de la Morée, l'empereur Emmanuel y éleva en 1413, une forte muraille, que Volaterran et Niger nomment Examili, Hermolaüs Examilion, à cause que sa longueur est de six milles, et Nischins Dioclos. Cette muraille commençait au port de Léchée à seize stades de Corinthe et à cinquante stades du golfe Saronique, à qui Baudrand, contre le sentiment de Lauremberg, donne aujourd'hui le nom de Lestricori, situé à l'extrémité occidentale du golfe de Lépante. Cette construction avait six milles de longueur, et finissait au port de Cenchrée situé sur la côte orientale vers le golfe d'Engia. Amurath II, ayant levé le siége de Constantinople en 1424, fit démolir l'examilion, malgré la paix qu'il venait de conclure avec l'empereur grec. Les Vénitiens, pour conserver leurs états de la Morée, avaient grand intérêt de rétablir ce rempart, dont ils prévoyaient que les ruines donneraient une entrée trop ouverte aux invasions de leurs ennemis. Ce fut cette considération qui, en 1463, obligea Louis Loredan général de la république d'y débarquer ses troupes, et de les joindre à celles de Berthold d'Est, pour les employer conjointement à un si grand ouvrage. Ils y firent travailler trente mille ouvriers, qui, en 15 jours de temps, le mirent dans sa perfection, et qui y ajoutèrent de bons doubles fossés et cent trente-six tours, ce qui rendit cette muraille incomparablement plus forte qu'elle ne l'avait été.

[279]: L'abbé Laugier, Histoire de Venise, liv. 26. Il cite l'historien de Brescia pour autorité; mais on peut lui opposer celle de Marin Sanuto, qui dit que l'indulgence plénière coûtait 20 ducats: «Sicchè chi dava ducati 20, ovvero andava in persona, avea plenaria indulgentia, e quasi tutti pagarono molto allegramente a tanta buona opera.»

[280]: Ce bref est rapporté par Marin Sanuto, Vite de' duchi, C. Moro.

[281]: Marin Sanuto, Vite de' duchi, C. Moro.

[282]: Son traité avec la république est de 1463, voyez Codex Italiæ diplomaticus. Lunig, tom. II, pars 2, sectio 6, XXIV.

[283]: Marin Sanuto, Vite de' duchi, C. Moro.

[284]: Marin Sanuto, Vite de' duchi, C. Moro.