—Nous sommes enfermées, comment faire?...

Elle réfléchit, puis frappa au mur de M. Raoul.

Ce dernier vint à notre porte. Nous lui dîmes que nous étions enfermées, et nous le priâmes de courir chercher un serrurier.

—C'est inutile, dit Mme Raoul, qui avait suivi son mari, et qui montait les dernières marches de l'escalier; voici la clef: on vient de me la donner en bas. J'ai rencontré M. G..., qui sortait. Il m'a demandé si sa femme était chez nous. Je lui ai répondu que je n'en savais rien, que j'étais absente depuis deux heures. Il m'a priée de vous remettre la clef, qu'il avait emportée par oubli.

M. et Mme Raoul entrèrent tous deux dans notre chambre. Ma mère raconta tout ce qu'elle avait entendu.

—Oui, dit-elle, ils vont aller piller, commettre un plus grand crime peut-être. Il faut tâcher de prévenir ces malheureux, dont la demeure est menacée.

—Mais savez-vous leur nom et leur adressr?

—Hélas! non.

—Que voulez-vous faire, alors?

—Ce que je veux faire, je n'en sais rien; mais je deviendrai folle, si cela continue.