Malgré ma fatigue et une chaleur étouffante, je suis retourné avec lui pour les visiter.
Tous ces droits de propriété sur les claims sont fort arbitraires.
Légalement je pourrais m’établir dans toutes les places abandonnées depuis vingt-quatre heures, en payant une licence, 30 schellings par mois.
Il s’est établi une sorte de commerce toléré; le premier venu marque un terrain en y plantant des pieux.
Pour détruire cet abus, il faudrait reprendre ces places de force et faire le coup de poing et le coup de fusil.
Il y a des gens qui ont sur les bords du Turon dix, quinze et vingt claims, qu’ils font travailler, qu’ils conservent sans payer de licence, et qu’ils vendent à ceux qui en ont envie; c’est un commerce avantageux.
Les trois claims qu’on me propose me plairaient assez, mais je ne puis en donner le prix qu’on m’en demande.
Je sais maintenant quel est ce jeune homme qui veut les vendre.
Il se nomme M. Black.
C’est un ancien capitaine dans l’armée de la reine, qui a perdu toute sa fortune au jeu et est venu s’encanailler ici.