—Tout près! Il faut dix minutes pour aller de chez nous chez le curé.

GABRIELLE

—Pourquoi n'es-tu jamais venu nous voir?

FRANÇOIS

Parce que je ne demeurais pas ici; papa était en Italie pour ma santé; les médecins disaient que je deviendrais droit et grand en Italie; et, au contraire, je suis plus bossu qu'avant, ce qui me chagrine beaucoup.

GABRIELLE

—Ecoute, François, ne pense pas à cela; je t'assure que tu es très gentil; n'est-ce pas Christine?

CHRISTINE

—Je l'aime beaucoup, il a l'air si bon!

Toutes deux embrassèrent François qui riait et qui avait l'air heureux; et tous les trois se mirent à cueillir des fraises. Gabrielle et Christine eurent toujours soin de désigner les meilleures places à François pour qu'il se fatiguât moins à chercher. Au bout d'un quart d'heure, ils avaient rempli un petit panier que Gabrielle tenait à son bras.