—Faites venir Mlle Christine, dit-il au domestique.
MADAME DES ORMES
A propos de Paolo, il y a longtemps que je ne l'ai vu. J'ai besoin de lui pour une décoration de théâtre; nous allons jouer la Belle au bois dormant. C'est moi qui fais la BELLE. Tous ces messieurs ont déclaré que personne ne remplirait ce rôle mieux que moi. Ces dames étaient furieuses. Mais ils ont dit que les bras étaient très en évidence, car je serai dans un fauteuil, les bras pendants; on dit que j'ai de très beaux bras... Comment trouvez-vous mes bras?
M. DE NANCÉ, froidement.
—Probablement très beaux, Madame; mais je ne m'y connais pas.
—Mon père, vous me demandez!... s'écria Christine, qui arrivait en courant le croyant seul. Ah!
Christine venait d'apercevoir sa mère, que les dernières paroles de M. de Nancé avaient mise de mauvaise humeur.
MADAME DES ORMES
—A qui parlez-vous, si haut, Christine? Croyez-vous entrer dans une écurie?
CHRISTINE