CHRISTINE

—Comment, eux tous? Qu'est-ce qu'ils tuaient? Et pourquoi les soeurs battaient-elles les habits? Je ne comprends pas du tout.

GABRIELLE

—Tu ne comprends rien, toi. Je parie que François comprend.

FRANÇOIS

—Oui, je comprends, mais pas comme tu dis. C'est les Autrichiens qui tuaient les pauvres Italiens, et qui brûlaient tout, et qui ont tué les parents et les soeurs de l'homme et ont brûlé sa maison. Comprends-tu, Christine?

CHRISTINE

—Oui, très bien; parce que tu le dis très bien; mais Gabrielle disait très mal.

GABRIELLE

—Ce n'est pas ma faute si tu es bête et que tu ne comprends rien. Tu sais bien que ta maman te dit toujours que tu es bête comme une oie.