—Parfait! admirable! Mais pas à Paris! Je ne veux absolument pas l'avoir à Paris.
M. DE NANCÉ
—Le couvent des dames Sainte-Clotilde, qui est à Argentan, est excellent, Madame.
MADAME DES ORMES
—Très bien. C'est arrangé; n'est-ce pas, Monsieur des Ormes? Vous donnez, comme moi, pleins pouvoirs à M. de Nancé?
M. des Ormes, plus que jamais sous le joug de sa femme, consentit à tout ce qu'elle voulut, et M. de Nancé rentra chez lui le coeur plein de tristesse, pour annoncer à ses enfants la fatale nouvelle de leur séparation.
Au retour de sa visite, M. de Nancé fit venir François et Christine.
—Qu'avez-vous, mon père? dit Christine en entrant; vous êtes pâle et vous semblez triste et agité.
—Je le suis en effet, mes enfants, car j'ai une fâcheuse nouvelle à vous annoncer.
M. de Nancé se tut, passa sa main sur son front, et, voyant la frayeur qu'exprimait la physionomie de François et de Christine, il les prit dans ses bras, les embrassa, et, les regardant avec tristesse: