—Madame! dit-il à Mme des Ormes, veuillez m'accorder la grâce de Mlle Christine; en la punissant de son acte de courage et de générosité, vous punissez aussi mon fils et tous ses jeunes amis. Vous êtes trop bonne pour nous refuser la faveur que nous sollicitons.

MADAME DES ORMES

—Je n'ai rien à vous refuser, Monsieur. Christine, restez, puisque M. de Nancé le désire, et venez le remercier d'une bonté que vous ne méritez pas.

Christine s'avança vers M. de Nancé, leva vers lui des yeux pleins de larmes, et commença:

—Cher Monsieur..., cher Monsieur..., merci...

Puis elle fondit en larmes; M. de Nancé la prit dans ses bras et l'embrassa à plusieurs reprises en lui disant tout bas:

—Pauvre petite!... Chère petite!... Tu es bonne!... Je t'aime bienl...

Ces paroles de tendresse consolèrent Christine; ses larmes s'arrêtèrent, et elle reprit sa place près de François, qui avait été fort agité pendant cette scène.

Paolo n'avait rien dit depuis le commencement du dîner, qui avait absorbé toutes ses facultés; mais on se levait de table, il avait tout entendu et observé; il s'approcha de François et lui dit:

—Quand zé vous ferai grand, vous donnerez soufflets au grand vaurien, le Maurice.