—Vous n'aurez pas besoin de vous en occuper, Madame; j'ai une foule de livres et de cahiers dont François ne se sert plus, et je les donnerai à Christine pour ses leçons avec Paolo.

MADAME DES ORMES

—Très bien! Alors venez, mon cher Monsieur Paolo, quand vous voudrez et tant que vous voudrez, puisque vous êtes si heureux de me voir.

PAOLO

—Merci, Signora; vous êtes belle et bonne; à demain.

Et Paolo se retira, laissant Christine dans une grande joie. François enchanté de la satisfaction de sa petite amie, M. de Nancé heureux d'avoir fait à si peu de frais le bonheur de la bonne petite Christine, de Paolo et surtout de son cher François; quand ils furent seuls, François remercia son père avec effusion du service qu'il rendait à la pauvre Christine, dont il lui expliqua l'abandon. Il lui raconta aussi tout ce qui s'était passé entre elle et Maurice, et tout ce qu'elle lui avait dit, à lui, de bon et d'affectueux.

—J'aime cette enfant, elle est réellement bonne! dit M. de Nancé; vois-la le plus souvent possible, mon cher François; c'est, de tout notre voisinage, la meilleure et la plus aimable.

VIII

MINA DÉVOILÉE

Le lendemain du dîner, Christine se leva de bonne heure, parce que sa bonne était invitée à une noce dans le village, et qu'elle voulait se débarrasser de Christine le plus tôt possible.