—Parce qu'on pourrait croire que votre maman vous refuse ce qu'il vous faut, et que cela lui ferait du chagrin.
CHRISTINE
—Oh! alors, je ne dirai rien du tout; dites-le à ce bon M. de Nancé, et remerciez-le bien, bien, et François aussi. Mais, si on me demande qui m'a envoyé ces choses, qu'est-ce que je dirai pour ne pas mentir?
PAOLO
—Si on vous demande, vous direz: «C'est bon Paolo qui a apporté tout.» Et c'est la vérité. Mais on ne demandera pas. Le papa croira que c'est la maman, et la maman croira que c'est le papa».
Pendant que l'heureuse Christine rangeait ses livres, papiers, etc., dans sa petite commode, et commençait une leçon avec Paolo, Mme des Ormes s'éveillait et recevait les plaintes de Mina contre le chef, qui refusait le chocolat de Christine.
MADAME DES ORMES
—Dieu! que c'est ennuyeux! Vous êtes toujours en querelle avec quelqu'un, Mina.
MINA
—Madame pense pourtant bien que je ne peux laisser Christine sans déjeuner.