JEAN.
Il lui faut bien deux à trois mille francs, monsieur. Mais il a maman à soutenir; maintenant que nous voilà deux à gagner, cela ira plus vite.
M. ABEL.
Est-ce que tu ne gardes pas ce que tu gagnes?
JEAN.
Pour ça, non, monsieur; je donne tout à Simon qui fait comme il veut. Il envoie à maman là-dessus.»
Il y avait beaucoup de monde au café. Simon appela Jean pour aider au service; la conversation avec M. Abel fut interrompue. Celui-ci resta encore quelque temps au café; il regardait sans voir, et il n'entendait pas ce qui se disait autour de lui. Il se retira enfin et sortit tout pensif, se dirigeant vers les Tuileries, où il acheva d'arranger dans sa tête l'avenir de Simon.
«Il faut qu'il paraisse au bal à son avantage, se dit-il, et mon petit Jean aussi.»